Quotidien des Usines

Immobilisés in situ, les salariés de Thalès ont dormi sur des cartons

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Les salariés de l’usine Thalès à Vélizy se souviendront du 8 décembre 2010. Pris au piège par un épisode neigeux, environ 200 salariés du groupe ont dû dormir sur place et élaborer à un système D.

Immobilisés in situ, les salariés de Thalès ont dormi sur des cartons

« Une crise dans la bonne ambiance ». C’est par cette expression que la direction de l’usine Thalès Electron Devices située dans les Yvelines a résumé la situation. Depuis le 8 décembre à 16h30, l’unité spécialisée dans la fabrication de tubes électroniques est bloquée par la neige. « Dès le début de l’après-midi du 8 décembre, nous nous sommes inquiétés de la neige et nous avons déconseillé à nos salariés de quitter le site en voiture, explique le responsable des ressources humaines du site, Guillaume Barrotte. Nous avons habituellement des bus privés pour conduire les salariés. Mais ils n’ont pas pu atteindre le site. 346 personnes ont donc passé la soirée sur place ». Des salariés volontaires, qui ont continué de travailler et ont remplacé les équipes du soir, n’ayant pas pu venir sur place. « Le tout sur la base du volontariat et dans la limite légale des dix heures travaillées par jour évidemment », précise le DRH. Ces initiatives ont permis au site de ne subir qu’un léger ralentissement de la production.

Des cartons de déménagement comme lits

Question logistique, la direction s’est accordée avec son partenaire Sodexo pour la fourniture de repas chauds et a projeté un film pour tenter d’égayer la soirée. Elle a mis à disposition des salariés des couchages dans un gymnase. « Nous avons installé des tapis de gymnastique par terre, qui étaient en priorité proposés aux femmes, explique-t-il. Le chauffage a été maintenu sur tout le site, ce qui fait que nous n’avons pas eu besoin des couvertures de survie rassemblées pour l'occasion ». Pour d’autres salariés, ce sont les cartons de déménagement qui ont servi de lits. D’autres ont quitté le site dans la nuit.

Mais pour l’heure restent encore près de 200 salariés qui ne peuvent pas quitter les lieux, du fait de conditions de circulation incertaines. Mais la situation devrait aller en s'améliorant. « Pour certaines destinations, des départs en covoiturage vont être possibles dans l’après-midi, affirme le DRH. Mais pour les salariés qui devaient venir aujourd’hui, la situation est compliquée ». Et au final, seul un tiers des effectifs est présent aujourd’hui. Et de conclure : « c’est peut-être aujourd’hui que nous allons sentir une baisse de production, puisque nous refusons que les salariés bloqués cette nuit et donc fatigués travaillent ». 
 

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