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Quotidien des Usines

Imbroglio à la Papeterie de Turckheim

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Publié le

Social. Alors que l'activité pourrait être relancée, la Papeterie de Turckheim (Haut-Rhin) risque de ne bientôt plus avoir de machine. Six mois après la liquidation judiciaire de l'entreprise et le licenciement des 110 salariés, le juge-commissaire du tribunal de grande instance de Colmar a en effet autorisé le mandataire judiciaire à procéder à la vente de la machine produisant du papier journal à partir de papier recyclé pour combler une partie du passif.
Or, le mandataire judiciaire a bien enregistré une offre d'achat, mais émanant d'un investisseur canadien. La SCI Gutembert, propriétaire de l'immobilier depuis mars 2011, n'avait en effet pas fait de proposition, estimant que la machine faisait partie des locaux. Elle risque donc de se retrouver à la tête d'un bien immobilier amputé de son outil industriel.

Christiane Vulvert, ex-directrice générale du quotidien France Soir et porte-parole des repreneurs rassemblés au sein de la SCI Gutembert, annonce cependant qu'un recours va être déposé « dans la journée » du 11 octobre contre la décision du juge-commissaire autorisant la vente de la machine à papier. « Nous estimons que c'est un immeuble par destination puisque la machine est fixée au sol. Nous sommes sûrs de notre analyse juridique », affirme Christiane Vulvert.

A l'inverse, d'autres sources font valoir que la machine est démontable et le juge-commissaire s'est visiblement rangé à cet avis.
Christiane Vulvert et son époux Gilles Bruno, associés à la famille Riccobono, maintiennent cependant leur volonté de relancer l'activité « d'ici une vingtaine de jours ». Après « six semaines de premier travaux » pour remettre la production en route, « le papier arrivera dans les imprimeries mi-décembre au plus tard », assure Christiane Vulvert.
« Nous sommes en train de finaliser les contrats pour avoir des vieux papiers de qualité à des coûts acceptables. L'idée, c'est un circuit court de papiers récupérés dans le Grand Est de la France », poursuit-elle.
La relance de l'activité de la papeterie générerait une centaine d'emplois. « La montée en puissance à partir de l'an prochain devrait permettre d'atteindre 150 salariés », assure-elle.

Depuis la liquidation, d'anciens salariés assurent la garde de leur outil industriel afin de permettre une reprise dans les meilleures conditions. Ils attendent avec impatience les suites d'un feuilleton dont l'un d'eux déplore qu'il soit « de plus en plus incompréhensible ».

 

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