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[Ile-De-France] Avec Station F pour étendard

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[Ile-De-France] Avec Station F pour étendard
34 000 m², 1 000 start-up, 3 000 postes de travail… La Station F a été inaugurée en juin.

Les entreprises citées

L’année 2017 est marquée par l’ouverture de Station F, le colossal incubateur parisien financé par Xavier Niel, qui projette d’accueillir quelque 1 000 start-up. Cette réalisation symbolise non seulement le bouillonnement de l’écosystème francilien, mais aussi la part grandissante de l’investissement privé dans la structuration de ce dernier. Station F va, aussi, accentuer le recentrage des activités numériques en zone centrale. 70 % des actifs du secteur du numérique travaillent, déjà, à Paris ou dans les Hauts-de-Seine. Une concentration s’expliquant par l’accès aux marchés et par la densité des réseaux de soutien aux start-up. Sur les 160 incubateurs, pépinières ou accélérateurs franciliens, 60 sont implantés à Paris. Globalement, tous les thèmes du numérique sont développés en Ile-de-France qui se rêve en « première région smart » d’Europe.

Nextérité combine big data et sémantique

La start-up parisienne Nextérité est spécialisée dans la fouille de textes et l’analyse sémantique. Elle a développé NextPatent, une solution d’analyse de brevets. « NextPatent analyse des milliers de brevets en même temps pour repérer ceux dont les thèmes sont les plus proches et, en fonction de cela, établir des scores de proximité. Cela fonctionne aussi pour l’analyse d’un portefeuille de brevets », explique Édith Nuss, la présidente de la société. Nextérité a également développé NextAlert qui analyse les tweets pour trier les informations concernant les perturbations dans les transports en commun et constituer ainsi un fil d’actualité sur l’état des réseaux. L’entreprise, qui emploie une demi-douzaine de salariés, ambitionne 100 000 euros de ventes en 2017.

OuiHop’ remplace le pouce par le smartphone

OuiHop’ est un service de covoiturage en temps réel qui met en relation, sans planification, piétons et automobilistes dans une même zone géographique. « On rend public les trajets que les conducteurs volontaires sont en train d’effectuer et ces informations peuvent être vues par le piéton un peu comme s’il avait devant lui un plan de lignes de bus », indique Franck Rougeau, le cofondateur de l’entreprise située à Palaiseau (Essonne). Les frais ne sont pas partagés, mais l’automobiliste reçoit des points qu’il échange contre des services. Quant au piéton, il doit s’acquitter d’un droit modique pour bénéficier du service. « Notre solution est surtout pertinente là où manquent les transports en commun comme les liaisons de banlieue à banlieue », poursuit Franck Rougeau. OuiHop’ revendique 40 000 utilisateurs et 1 500 offres de transports par jour.

Optionizr rassure les acheteurs indécis

Optionizr a développé une solution qui permet de poser une option sur un achat en ligne. « Lors d’un achat sur internet, si on ne se décide pas tout de suite, il y a un risque d’augmentation du prix ou de rupture de stock. Avec Optionizr, on bloque le prix et le stock sans finaliser l’achat de suite », développe Laurent Sidier, le président d’Optionizr. L’entreprise de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) fournit le système aux marchands et partage avec eux les revenus générés par les options. « Nous apportons un service supplémentaire apprécié du client mais qui rapporte aux marchands et leur permet d’améliorer le taux de transformation », précise Laurent Sidier. Surtout installé sur des sites à fort trafic en attendant un déploiement plus large, Optionizr imagine une croissance exponentielle avec pour objectif 100 000 options mensuelles.

BAP surfe sur les nouveaux modes de travail

L’activité de Bureaux à partager (BAP) s’inscrit dans le cadre d’une démarche globale sur le travail de demain. Sa première initiative a été la création d’une plate-forme (bureauxapartager.com) de mise en relation entre ceux qui souhaitent partager des bureaux. « Nous avons plus de 3 000 annonces sur le site », annonce Claire  Riondel, la directrice du marketing. En parallèle, l’entreprise parisienne a créé ses propres espaces de coworking qui accueillent 400 entreprises, employant environ 4 000 personnes. Enfin, BAP a créé un logiciel de gestion des espaces partagés destinés aux gestionnaires d’espaces de coworking. Forte de 50 collaborateurs, la société a réalisé un chiffre d’affaires de 5,3 millions d’euros en 2016 qu’elle espère doubler cette année.

SnapEvent organise l’événementiel à la carte

SnapEvent se définit comme l’agence événementielle 2.0. En service depuis trois ans, SnapEvent permet d’organiser en ligne des événements dans des lieux particuliers comme des ateliers d’artistes, des toits-terrasses, des appartements. Outre l’hébergement, elle propose tous les services nécessaires à la tenue d’une telle manifestation : du traiteur au voiturier en passant par les hôtesses, les serveurs, les vigiles, les animations… « L’idée, c’est de tout organiser en ligne en ajoutant tous les ingrédients à la carte, un peu comme on remplit un panier sur un site marchand », souligne Maud Arditti, sa présidente. Installée à Paris, la société (20 salariés, 800 manifestations par an) vient de lever 3 millions d’euros pour se développer hors de l’Ile-de-France, notamment à Londres et à Barcelone.

Deepki optimise la gestion immobilière

Deepki collecte les données dont disposent ses clients gestionnaires de parcs immobiliers multisites pour les aider à mieux gérer ces derniers et à réussir leur transition énergétique et numérique. « Nous croisons les données de consommation avec les données descriptives ou techniques du bâtiment et des données sur l’activité de ce dernier. Cela nous permet de dresser des modèles statistiques prédictifs et d’identifier les problèmes », détaille Vincent Bryant, le président de l’entreprise parisienne. Deepki a déjà analysé 100 000 bâtiments pour le compte d’une soixantaine de clients dont la SNCF, Orange ou encore la Ville de Paris. Elle emploie 34 collaborateurs et vise un chiffre d’affaires de 1,5 million d’euros en 2017.

Geoconcept gère les agendas et la géographie

Geoconcept est un éditeur de logiciels spécialisé dans les systèmes d’information géographique, qui fournit aussi bien l’Institut géographique national que les services d’incendie et de secours tout autant que les très nombreuses collectivités. Pour autant, la société de Bagneux (Hauts-de-Seine) tire les deux tiers de ses revenus de ses logiciels de gestion de tournées et d’agenda qu’elle propose aux grandes entreprises. « Nous avons deux outils majeurs. L’un est orienté vers l’optimisation des tournées pour les flottes de camions. L’autre organise les agendas pour des techniciens ou des commerciaux sur de longues périodes », expose Éric Lanzi, son PDG. En quête constante d’innovation sur les fonctionnalités de ses produits, Geoconcept emploie entre la France et l’Inde une cinquantaine de salariés en R & D sur un total de 126 collaborateurs. Elle a réalisé 12 millions d’euros de ventes en 2016.  

Paris, un terreau fertile

L’incubateur Station F s’étend sur 34 000 mètres carrés près de la gare d'Austerlitz (Paris 13e). Son espace central réservé aux start-up dispose de 3 000 postes de travail. S’y ajoutent un espace de services où sont implantés des fonds d’investissement ou encore Bpifrance, ainsi qu’un espace restauration.

Au cœur de Paris, Numa (néologisme formé de numérique et humain) soutient des entrepreneursdans de nombreux domaines : éducation, santé, alimentation, eau, mobilité, énergie, travail… 120 start-up y ont été accélérées depuis 2011 avec un taux de survie proche de 90 %.Implantée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), So Digital, l’agence numérique de Grand Paris Sud Ouest, favorise, entre autres, les expérimentations in situ comme celles développées dans le cadre du consortium SoMobility portant sur la smart mobilité. Le Pôle media Grand Paris constitue le cluster francilien de la filière image. Sa mission est d’accompagner la transformation numérique et le développement commercial du secteur audiovisuel. L’un des derniers nés des incubateurs de la Ville de Paris, le Cargo, est aussi l’un des plus grands avec 15 000 mètres carrés de locaux sur six étages. Ses activités sont orientées, d’une part, vers les industries numériques, créatives et culturelles et, d’autre part, vers les nouvelles technologies de conception, de fabrication et de construction.

 

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