Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Il prend le pouvoir chez SebPolyglotte issu de la finance, le nouveau directeur général et futur P-DG a pour mission de redresser ce grand du petit électroménager.

Publié le

Les entreprises citées



Il prend le pouvoir chez Seb

Polyglotte issu de la finance, le nouveau directeur général et futur P-DG a pour mission de redresser ce grand du petit électroménager.



Ils ont en commun l'amour des langues étrangères, mais c'est tout. Le contraste est saisissant entre Pierre Blayau, P-DG de Moulinex, et Thierry de La Tour d'Artaise, nouveau directeur général de SEB. Là où le premier cultive une intelligence froide, le second mise sur son charisme. Souriant, d'emblée à l'aise, Thierry de La Tour d'Artaise est de ces patrons passionnés qui, malgré un emploi du temps surchargé, n'hésitent pas à prendre un après-midi entier pour vous parler de leur métier. A 45 ans, ce Sup de Co Paris, issu d'une vieille famille lyonnaise, prend le pouvoir chez Seb. Car c'est lui que le conseil de famille a choisi pour succéder à Jacques Gairard lorsque celui-ci partira, dans plus d'un an, à la retraite. Comme son prédécesseur, Thierry de La Tour d'Artaise est marié à une Lescure, la famille qui a créé et contrôle Seb. Un gendre en remplace un autre. Néanmoins, ce financier a résisté près de vingt ans avant de céder aux appels du pied des actionnaires. Expert-comptable, il débute sa carrière à Boston, chez Allendale Insurance, puis revient à Paris passer quatre ans chez Coopers. En 1983, répéré par Eduardo Malone et Jerôme Seydoux, il réalise un vieux rêve en entrant chez Chargeurs pour s'occuper du dossier UTA. " Je suis passionné par l'aérien ", confie celui qui passait ses étés d'étudiant comme steward chez Air France. Puis le tandem lui confie les Croisières Paquet. Neuf ans plus tard, la compagnie est restructurée, mais Thierry de La Tour d'Artaise doit la vendre, Jérôme Seydoux préférant investir dans la communication. L'idée de rentrer à Lyon et chez Seb fait alors son chemin. Il y fera une carrière éclair. En 1994, il s'occupe de Calor ; en 1998 ; de la division équipements de la maison, et, début 1999, il est intronisé numéro 2 du groupe. Sa tâche ne sera pas facile. Déstabilisée par les diverses crises mondiales, avec un bénéfice net divisé par dix pour des ventes en recul de 2,3 % à 11,6 milliards de francs, Seb met en oeuvre un vaste plan de redressement. " Je m'occuperai personnellement du recentrage stratégique et de la réorganisation interne pour faire de ce groupe constitué d'acqui- sitions une entreprise unique ", annonce-t-il. Autant dire que ce boulimique de travail, membre du très distingué Club 40 (créé par Jean-Marie Messier pour réunir l'élite des managers quadragénaires), va moins fréquenter les déjeuners mensuels à l'hôtel " Rapha'l ". Son temps libre sera plus que jamais consacré à sa femme Bénédicte et à leurs cinq enfants. L'été, il répartit son temps entre un donjon du XIVe siècle qu'il retape, vers Selongey, le fief des Lescure, et les plages de Dinard. Avec toujours dans ses bagages un manuel pour parfaire au choix le thaïlandais, l'espagnol, le portugais ou l'italien.

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle