Il n’y a pas qu’à Florange que les hauts-fourneaux ferment

En Finlande, en Italie, en Espagne, les annonces de fermeture se sont succédé en Europe cette semaine. Une situation symptomatique du marché de l’acier.

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Il n’y a pas qu’à Florange que les hauts-fourneaux ferment

Alors que le gouvernement français grondait suite aux annonces du groupe Mittal concernant son site de Florange (Moselle), la sidérurgie finlandaise subissait elle aussi son coup de tonnerre, jeudi 27 septembre.

Ruuki, le groupe sidérurgique finlandais, annonce vouloir supprimer 250 emplois sur l’ensemble du pays. Pour justifier cette décision, la direction brandit la pression sur les coûts et son besoin de devenir plus compétitif.

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Scénario identique en Espagne, à Getafe, dans l’usine du groupe Gallardo. L’un des plus gros sidérurgistes présent dans le pays annonce, le même jour, la fermeture de son site, implanté dans la communauté de Madrid.

Dans le reste du pays, ce sont 206 postes qui devraient être supprimés. La presse espagnole de se faire l’écho des raisons invoquées par la direction : "la situation économique morose et les prévisions négatives sur le marché de l’acier" ont conduit le groupe à prendre ces mesures "douloureuses".

En Italie, la situation est un peu différente. Depuis mardi, à Tarente dans le sud du pays, la situation est houleuse chez le sidérurgiste Ilva. Les salariés du site - le plus important d’Europe avec ses cinq fours - s’organisent. A tour de rôle, les travailleurs ont occupé un haut fourneau, un groupe de cinq personnes se trouvant ainsi en permanence à 60 mètres de hauteur, pour empêcher même symboliquement tout arrêt des activités qui pourrait être un prélude à la fermeture du site.

C’est la conséquence de rumeurs selon lesquelles la justice s'apprêterait à ordonner la fermeture des installations qui ont été mises sous séquestre car jugées trop polluantes. En effet, fin juillet, la juge Patrizia Todisco avait mis sous séquestre les installations à chaud (hauts fourneaux, cokerie...) de l'usine dans le cadre d'une enquête pour catastrophe environnementale.

Une menace de fermeture parfois jugée "étrange et sans précédent", comme le notait Marcel Genet, directeur de Laplace Conseil, consultant indépendant, sur le site Indices et Cotations.

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