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IL FOURMILLE D'IDÉES POUR SUPÉLECL'ancien directeur scientifique d'IBM Europe et de l'UAP veut resserrer les liens entre recherche et enseignement et faire plus de place aux technologies "molles".

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IL FOURMILLE D'IDÉES POUR SUPÉLEC

L'ancien directeur scientifique d'IBM Europe et de l'UAP veut resserrer les liens entre recherche et enseignement et faire plus de place aux technologies "molles".



La surprise. C'est le sentiment qu'a éprouvé Jean-Jacques Duby, 55ans, lorsque Bernard Lorimy, président du comité de direction de Supélec, lui a proposé la succession de Bernard Picinbono à la direction générale de l'école. Il n'entretenait pas avec elle de relations particulièrement étroites. Mais il avait le bon profil. Ce fils d'instituteur, ancien élève de l'Ecole normale supérieure, a toujours manifesté de l'intérêt pour la formation. Il est d'ailleurs président du conseil d'orientation de l'université d'Evry Val-d'Essonne. Et il a effectué une carrière au carrefour de la science, de la technologie et de l'entreprise. Il a notamment été directeur de la valorisation et des applications de la recherche au CNRS, avant de retourner chez IBM, où il a fait ses débuts comme directeur scientifique France puis Europe. Il était depuis 1991 directeur scientifique de l'UAP. Et c'est à lui que le ministère de l'Industrie a demandé de présider le comité de pilotage de l'étude sur "Les cent technologies clés pour l'industrie française à l'horizon 2000", dont les résultats ont été publiés en juillet. Toujours affable, cet agrégé de mathématiques, aussi à l'aise dans l'univers des managers que dans celui des abstractions, n'en a pas moins des convictions fortes. A propos des mathématiques précisément, il s'agace parfois de voir remis en cause de manière un peu simpliste leur place dans la formation des ingénieurs. Ne jouent-elles pas un rôle éminent dans la modélisation, qui remplace de plus en plus les formes classiques de l'expérimentation, dans le contrôle qualité et dans celui des processus ? Jean-Jacques Duby surprend souvent les hommes d'entreprise en soutenant que les progrès de la science sont plus prévisibles que ceux de la technologie, et que "la connaissance scientifique est un facteur de compétitivité parce qu'elle donne des repères que la seule étude des technologies ne fournit pas". Il ajoute que le progrès technologique tend à se ralentir. Comment réagir? "En accordant plus d'attention aux disciplines "molles" d'accompagnement qui conditionnent son développement: gestion des hommes et de l'information, organisation de la production", répond-t-il. Une réflexion qui va sans doute avoir une traduction concrète pour les étudiants (ils sont un millier en formation initiale) de Supélec (Gif-sur-Yvette, Metz et Rennes), qui a célébré son centenaire l'année dernière. Le nouveau directeur a une autre ambition: resserrer encore les liens entre l'enseignement et la recherche. Et, signe des temps, il travaille déjà sur le dossier budgétaire, préparant ses contacts avec les entreprises, qui fournissent un tiers des fonds de l'école, mais qui sont moins spontanément "généreuses" qu'avant la crise. Ceci sans tout à fait sacrifier son loisir préféré, la lecture d'ouvrages historiques. Les derniers qu'il ait appréciés: une histoire de la République de Venise et "Les Mémoires de l'abbé de Choisy". Jean Meilhaud

USINE NOUVELLE N°2518

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