« Il faut sauvegarder la planète et les emplois chez nous » (Nicolas Sarkozy)

C’est à Cholet, devant 1 600 représentants du monde économique que le chef de l’Etat, Nicolas Sarkozy, a prononcé son discours de vœux aux forces économiques françaises, après la visite Thalès de Cholet.

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« Il faut sauvegarder la planète et les emplois chez nous » (Nicolas Sarkozy)

Un discours qui a pris la forme d’un bilan, à quelques semaines des élections régionales. « La France se sort mieux de la crise que ses principaux voisins », d’après lui. Climat, emploi, politique de relance ou encore régulation du capitalisme. Tous les sujets marquants de l’année 2009 ont été évoqués, même ceux qui ont créé des polémiques.

Une taxe carbone aux frontières

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« Je n’ai pas été élu pour renoncer, quelles que soient les difficultés », a-t-il assuré. A commencer par la taxe carbone. « Je me battrai pour que l’Europe se dote d’une taxe carbone aux frontières », a-t-il déclaré, quelques jours après la censure par le Conseil constitutionnel de certaines dispositions de la taxe évoquée par Nicolas Sarkozy en septembre. « Je n'ai pas l'intention non plus de faire cadeau aux concurrents de laFrance pour que demain en France, on ne puisse plus produire d'acier et qu'il soit produit exclusivement en Chine (...) Je veux que la France reste une terre de production », a-t-il expliqué. Sans dévoiler plus d’informations sur le nouveau dispositif en cours d’élaboration, laissant au ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo, le soin de le présenter le 20 janvier en conseil des ministres.

Compétitivité des entreprises

Autre priorité mise en avant par le chef de l’Etat : l’emploi. « Nous ne serons pas sortis de la crise tant que le chômage ne reculera pas », a-t-il dit, répétant son attachement à la famille et au travail. Il compte sur la suppression de la taxe professionnelle pour rétablir la compétitivité des entreprises françaises, grâce à un allégement des charges de l’ordre de 12 milliards d’euros en 2010 et de six milliards par an ensuite. « Nous avons enrayé la chute de notre compétitivité et nous commençons à reconquérir des parts de marché. Nous avons renoué avec une croissance positive », a-t-il précisé. Pour la CGPME, cette volonté de réhabiliter le travail et de moderniser l’économie doivent prendre en compte « avec force la nécessité de ne pas opposer l’intérêt des entreprises et l’intérêt des salariés ».

Pour le chef de l’Etat, la compétitivité ne pourra pas s’accroître « sans l’équilibre des finances publiques ». En 2009, les déficits publics devraient atteindre près de 8,5% du PIB. Sur ce sujet, le président de la République mise, non pas sur une hausse des impôts, mais sur les surplus des recettes fiscales liées à la reprise et sur la réduction de la dépense publique. En ligne de mire : les dépenses des collectivités locales. « Depuis 30 ans, les effectifs de l’Etat ont augmenté de 14% alors que ceux des collectivités locales ont gonflé de 74% », a-t-il précisé. Il a donc annoncé la tenue fin janvier d’une conférence nationale sur les finances publiques.

2 milliards d’euros rembourses a l'etat

Revenant sur les plans de soutien à l’économie, il a assuré que le plan de soutien au secteur bancaire avait rapporté deux milliards d’euros à l’Etat en 2009, une somme qui a permis de « financer des mesures en faveur des plus modestes et apportes des ressources substantielles pour investir », selon lui. Le plan de soutien prévoyait la création de la Société de financement de l’économie française (SFEF) aidant les banques à se refinancer. En contrepartie, l'Etat a perçu 1,3 milliard d'euros. Par ailleurs, l'Etat a apporté des capitaux à ces mêmes banques, qui l’ont remboursé en fin d’année 2009. Au final, « aucun établissement financier n’a fait faillite et aucun Français n’a perdu son épargne », d’après le président. Quant au plan de relance, il aurait permis la création de 2,1 millions d’emplois directs ou indirects.

Souhaitant « un peu plus de sens de l’Etat et de souci de l’intérêt général », il a lancé, comme un message implicite aux électeurs : « A vous de juger ».

Regarder la vidéo du discours de Nicolas Sarkozy

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