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L'Usine Auto

"Il faut que la direction de PSA mette des contreparties sur la table", selon le délégué central CFTC

Pauline Ducamp , , ,

Publié le

Entretien Alors que la prochaine réunion de négociation sur le nouveau contrat social aura lieu mercredi 11 septembre, Franck Don, délégué central CFTC, demande une négociation compétitivité franche : si les salariés doivent faire des efforts, la direction doit proposer en échange des contreparties.

Il faut que la direction de PSA mette des contreparties sur la table, selon le délégué central CFTC

L’Usine Nouvelle – Les salariés de PSA vont-ils devoir se serrer la ceinture ?

Franck Don - La direction a proposé un gel des salaires en 2014 et une modération salariale, selon les résultats du groupe, pour 2015 et 2016. Mais la direction touche surtout au porte-monnaie des salariés car elle souhaite revenir sur toutes les primes et avantages qui ne ressortent pas de la convention collective de la branche et sont le fruit d’accords internes à PSA. Cela toucherait par exemple la prime de nuit qui devrait être ramenée de 18 à 15% du salaire, la prime rentrée serait supprimée. Ce n’est pas possible, la négociation doit fonctionner dans les deux sens ! La direction ne peut pas demander aux salariés de faire des efforts sans mettre sur la table des contreparties.

Quelles contreparties demandez-vous ?

Nous voulons des garanties sur les emplois, sur les volumes dans les usines. Aujourd’hui, PSA produit 55% de ses véhicules en France, le reste à l’étranger. Cette proportion doit être maintenue. On nous donne souvent en exemple les syndicats allemands qui savant faire des concessions, négocient, mais en Allemagne tout est sur la table ! Nous demandons également que l’accord soit balisé dans le temps. Cet accord correspond à une situation donnée pour le groupe. La direction doit nous dire ce qu’elle fera quand le groupe sera de nouveau bénéficiaire.

Attendez-vous une baisse du salaire de Philippe Varin, à l’image de ce que Carlos Ghosn a concédé chez Renault ?

Nous demandons un principe d’équité. Déontologiquement, on ne peut pas demander des efforts aux salariés sans rien faire, même si ce n’est que symbolique.

La flexibilité a-t-elle été évoquée ?

La direction propose de mettre en place deux limites par rapport à la moyenne horaire hebdomadaire. Un salarié pourrait ainsi travailler un certain nombre de jours en plus des 35 heures en vigueur dans l’entreprise, ou travailler moins, sur un certain nombre de jours. Entre ces deux limites, que nous devons fixer, le salaire ne variera pas. Au-delà de ces deux limites, le chômage partiel ou les heures supplémentaires entreront en vigueur. C’est une simplification utile car avec la multiplication du nombre de compteurs temps dans l’entreprise, personne ne s’y retrouvait. Mais ensuite, reste à savoir si cette mesure sera pertinente pour sortir PSA de la situation difficile dans laquelle le groupe se trouve.

Propos recueillis par Pauline Ducamp

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