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L'Usine Campus

Il faut former 50% d’ingénieurs de plus par an sur le quinquennat, selon la CDEFI

Aurélie Barbaux , ,

Publié le

La Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI) a dégainé ses cinq propositions aux candidats à la présidentielle 2017, notamment la nécessiter d’augmenter de 50% par an le nombre d’ingénieurs diplômés. Elle pousse aussi une idée : les écoles d’ingénieurs ont les moyens jouer un rôle dans la transformation industrielle et numérique des PME-PMI… et le joueraient volontiers.

Il faut former 50% d’ingénieurs de plus par an sur le quinquennat, selon la CDEFI © Guittet Pascal Guittet Pascal

Inquiètes, comme d‘autres, que l’enseignement supérieur soit quasi absent des débats politique de la présidentielle, La Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs (CDEFI) veut peser sur les débats. Pour se faire entendre, elle a essayé de faire sobre et de se limiter à cinq proportions. A y regarder de plus près, cette frugalité n’est qu’apparente. Car à ses propositions sectorielles la CDEFI pose d’abord trois requêtes générales : augmenter à 2 % la part du PIB consacrée aux dépenses d’enseignement supérieur, soit 1 milliard d’euros par an pendant le quinquennat (hors Recherche contrairement au calcul du livre blanc de Thierry Mandon), nommer un ministre de plein exercice pour l’enseignement supérieur et la recherche et mener une politique de coordination interministérielle effective pour l’enseignement supérieur et la recherche et les programmes d’investissements d’avenir (PIA).

50 000 ingénieurs diplômés par an en 2022

Ensuite chacune des cinq propositions en cachent forcément d’autres. Mais le message que François Cansell, président de la CDEFI et d’INP Bordeaux veut vraiment faire passer aux candidats est qu’il faut former plus d’ingénieurs en France, beaucoup plus et donc y mettre les moyens. Pour combler les pénuries, compenser les départs en retraite, former aux métiers nouveaux pour relever les défis du changement climatique et la transformation numérique des organisations – "50% des métiers de 2030 n’existent pas encore", rappelle François Cansell - la CDEFI veut augmenter de 50 % le nombre d’ingénieur-e-s diplômé-e-s par an pendant le quinquennat afin d’atteindre 50 000 ingénieur-e-s diplômé-e-s chaque année en 2022, contre 35000 aujourd’hui. Forcément cela a un coup. Les candidats devront 700 millions d’euros de dotation supplémentaires sur 5 ans (à raison d’un coût de 15000 euros par an et par étudiant), pour y arriver. Un coût inclus dans le milliard d’euros cité en préambule.

Pour augmenter le nombre d’ingénieurs diplôme, la CDEFI demande aussi de continuer le développement de l’apprentissage, qui est déjà passé de 1,5 % des ingénieur-e-s diplômé-e-s par cette voie en 2004, à 13% aujourd’hui. "Cela permet de diversifier le recrutement des élèves ingénieur-e-s, de répondre aux demandes souvent non satisfaites, des entreprises", explique le président de la CDEFI par les partenariats développés, Cela permetrrait aussi aux PME et aux ETI d’accéder aux plateformes technologiques et aux campus des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

Former les PME au numérique et à l'indsutrie du futur

C’est là la deuxième idée forte que François Cansell veut faire passer. Avec leur fablab et plate-forme technologique, les écoles d’ingénieurs peuvent jouer un rôle dans la transformation numérique des PME-PMI et leur mutation vers l’industrie du futur. Et pas uniquement en formant les compétences dont elles ont besoin, mais en développant des partenariats avec les entreprises de leur région pour faire travailler les étudiants sur des projets. Mais, pour être plus efficace, les écoles veulent bien un coup de main, de l’ordre de 100 millions d’euros sur le quinquennat, pour financer les investissements liés à leur transformation numérique, notamment la mise en œuvre de nouvelles technologies pour l’éducation et la création de plateformes technologiques de pointe de l’industrie du futur. "Les écoles d’ingénieurs peuvent être des acteurs du développent économique, explique François Cansell. Ce qu’on veut dire aux candidats, c’est : "Utilisez-nous, on est prêt à le faire !"". A bon entendeur.

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