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Quotidien des Usines

Il construit l'outil industriel de SilmagAprès vingt-cinq ans en production, dont dix-sept chez IBM, le directeur général de Silmag structure l'entreprise grenobloise pour l'imposer sur le marché mondial des composants d'ordinateur.

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Il construit l'outil industriel de Silmag

Après vingt-cinq ans en production, dont dix-sept chez IBM, le directeur général de Silmag structure l'entreprise grenobloise pour l'imposer sur le marché mondial des composants d'ordinateur.



"Ce qui m'intéresse dans cette aventure, c'est son aspect collectif. " Alain Parfus, 48 ans, directeur général du grenoblois Silmag (têtes de lecture pour disques durs, près de 1 milliard de francs de chiffre d'affaires prévu en 1997, 500 personnes), est un adepte du travail en équipe. Alors jeune ingénieur Sup Aéro, il a découvert le monde de l'entreprise au sein du groupe ITT France : " L'importance des facteurs humains m'a sauté aux yeux. " Il n'a cessé de cultiver cette philosophie. Au sein de CII, puis chez IBM à Corbeil-Essonnes, où, durant dix-sept ans, il assume " à peu près toutes les fonctions liées à la production de semi-conducteurs ". De cette entreprise, qu'il considère comme " une remarquable école sur le plan technique et celui du management des hommes ", l'ingénieur aveyronnais conserve une certitude : " Il ne faut jamais hésiter à investir du temps pour apprendre à mieux connaître quelqu'un. " Au début des années 90 - à 40 ans passés -, il ressent le besoin " de voir une autre entreprise et d'autres méthodes ". De ce point de vue, son court séjour chez Valeo, de 1993 à 1995, ne le déçoit pas. Responsable d'une division électronique à Orléans, il découvre une culture inconnue " et des objectifs prioritairement tournés vers la réduction des coûts ". Il supervise un plan social, mais jette l'éponge lorsque la direction du groupe lui demande d'en mettre en route un second. Alain Parfus entend parler de Silmag au printemps de 1995. Dès sa première rencontre avec Roberto Gemi, P-DG et principal actionnaire, le courant passe. " J'ai trouvé le poste passionnant, car tout restait à faire sur le plan industriel. " Attiré par cette " aventure industrielle hors normes ", il signe son contrat de travail sans savoir que le fabricant de têtes de lecture n'a toujours pas de commandes et traverse la phase la plus critique de sa courte existence. Heureusement, une commande de Samsung, de près de1 milliard de francs, tombe opportumément (voir notre enquête du 3 avril 1997, p. 46). Alors que Silmag produit les têtes de lecture au rythme de 1 million d'unités par mois et s'apprête à tripler ce volume, il est heureux d'avoir mis au point, dans les nouveaux bâtiments rachetés à Thomson, un process " robuste et reproductible ", adapté à la nouvelle génération de têtes de lecture. Silmag devant se structurer pour faire face à sa forte croissance, Alain Parfus consacre l'essentiel de son temps à constituer des équipes : " Il faut beaucoup de persuasion pour faire adhérer les salariés au projet et spécialiser les tâches. " L'intégration en quelques mois de 140 salariés de Thomson s'étant effectué " en douceur ", ce boulimique de travail a en charge un autre projet stratégique : automatiser encore plus les opérations d'assemblage. Une tâche qui le conduit tous les jours dans les ateliers, car " on ne peut pas faire de l'industrie en restant dans un bureau ".



USINE NOUVELLE N°2598

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