Il aurait été dommage de perdre ce savoir-faire technique rare, estime Jean-Maurice Schmidt, repreneur de Decomep

Via sa holding financière Ambemar, l’industriel Jean-Maurice Schmidt, vient de rependre Decomep, équipementier automobile de second rang implanté à Chalindrey (Haute-Marne). Cette société avait été placée en redressement judiciaire par le tribunal de commerce de Chaumont en décembre 2013. Le repreneur entend faire jouer les synergies avec ses autres sociétés de son groupe pour redynamiser Saviplast 52, le nouveau nom de Decomep.

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Il aurait été dommage de perdre ce savoir-faire technique rare, estime Jean-Maurice Schmidt, repreneur de Decomep

L'usine Nouvelle.- Qu’est-ce qui a motivé votre intérêt pour la reprise de Decomep, société en sérieuse difficulté ces dernières années ?

Jean-Maurice Schmidt - Decomep est une entreprise spécialisée dans la peinture de pièces plastiques pour l’automobile (coques de rétroviseurs, ceintures de caisse, baguettes de protection latérale…) dans les teintes assorties aux couleurs des véhicules. C’est un métier très technique, qui compte peu d’intervenants. Je pense qu’il aurait été dommage de perdre le savoir-faire technique rare que possède cette société rencontrant des difficultés avec des pertes financières énormes, c’est une réalité.

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Vous ne conservez qu’une petite moitié de l’effectif (60 personnes sur 127). Comment comptez-vous redresser la barre ?

J’ai obtenu des clients un soutien à la stratégie que je mets en place pour redresser l’entreprise. Je suis en mesure de leur proposer des solutions plus complètes : injection plastique et peinture sur plastique. Pour réussir, nous allons combiner les activités de mon petit groupe (désormais plus de 300 salariés et 40 millions d’euros de chiffre d’affaires) dont l’expertise est connue et reconnue. Et nous allons faire jouer toutes les synergies possibles, avec un personnel dont j’ai pu mesurer les compétences et la motivation.

Vous envisager d’appliquer la même méthode de management et d’optimisation qui a permis la relance de Saviplast, à Sainte-Savine dans l’Aube…

Effectivement. Quand j’ai repris Saviplast en 2009, cette société venait de connaître deux redressements judiciaires en l’espace de dix-huit mois. Je n’ai pu conserver qu’une cinquantaine de salariés sur 120 au départ, mais nous avons pu réembaucher une vingtaine de personnes dans les deux années qui ont suivi, avec le redressement de l’entreprise. C’est passé par un changement de méthodes de travail et la mise en place du lean manufacturing. Ces méthodes ont fait leur preuve dans l’Aube, mais également dans l’Yonne voisine, à Tonnerre où j’ai pu relancer Saviplast 89 en 2013. Je pense que nous pouvons obtenir des résultats aussi encourageants avec Saviplast 52. Cette stratégie industrielle s’appuie également sur la présence dans mon groupe de Bowden, équipementier de premier rang, localisé dans le Loiret.

Avez-vous des projets d’investissements ?

Sur le court terme nous allons réaliser des remises à niveau afin de répondre aux exigences de qualité du secteur automobile. C’est indispensable. Dans une deuxième phase, d’ici vingt-quatre mois, j’envisage des investissements plus lourds dont je ne peux parler pour l’instant. Saviplast 52 devrait obtenir des aides pour ces investissements, je tiens d’ailleurs à saluer le soutien apporté par les collectivités et autorités de Champagne-Ardenne qui ont déployé une énergie considérable sur ce dossier et ont été décisifs dans la finalisation de cette reprise d’entreprise.

Philippe Schilde

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