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PME-ETI

Ikoula, le petit poucet du cloud français, à l'offensive pour quadrupler de taille dans cinq ans

Ridha Loukil , ,

Publié le

Après les Pays-Bas en 2016, Ikoula, le petit poucet du cloud français, s’implante en Espagne via une acquisition. Et il compte poursuivre son expansion à l’international en étendant son réseau à 12 points de présence dans le monde dans cinq ans. Avec l’objectif de tripler, voire quadrupler son chiffre d’affaires dans cinq ans.

Ikoula, le petit poucet du cloud français, à l'offensive pour quadrupler de taille dans cinq ans
Datacenter d'Ikoula à Reims
© Ikoula

Ikoula se présente comme le petit poucet du cloud français, avec 60 personnes dans le monde, dont 50 en France, et un chiffre d’affaires attendu en 2017 de 10 millions d’euros, en bond de 25% par rapport à 2016. Il n’en affiche pas moins de fortes ambitions à l’international mais à son échelle. Après s’être implanté aux Pays-Bas avec le rachat en 2016 du petit hébergeur informatique local Ermis, il s’attaque à l’Espagne avec le même procédé.  Jules-Henri Gavetti, PDG-cofondateur, reste discret sur cette nouvelle acquisition car l’accord est toujours en cours de discussion.

Accélérer la croissance

"Avec ces acquisitions, nous ne cherchons pas seulement à accéder à un portefeuille de clients ou à des parts de marchés, motive-t-il. Nous voulons aussi acquérir des compétences et des gens qui connaissent bien le marché local. Nous allons poursuivre cette démarche d’expansion à l’international avec la création de deux filiales par an. Nous voulons ainsi accélérer notre croissance de façon à dépasser 200 personnes et atteindre un chiffre d’affaires de 30 à 40 millions d’euros dans 5 ans."

Créée en 1998, cette PME discrète n’entend pas pour autant épater la galerie avec un plan mirobolant de développement à l’instar d’OVH. Elle a choisi au contraire de rester mesurée dans ses investissements et de s’étendre à son rythme dans certains pays bien ciblés. Elle dispose aujourd’hui de deux datacenters en propre, l’un à Reims, dans la Marne, l’autre à Eppes dans l’Aisne. A l’étranger, elle est présente via des filiales aux Pays-Bas et en Espagne, et via des partenaires en Allemagne, aux Etats-Unis et à Singapour. Jules-Henri Gavetti revendique 17 000 clients, dont 80% des entreprises du CAC 40 en France.

Amazon, concurrent mais aussi moteur

En France, Ikoula affronte des français comme OVH, Oneline ou Gandi ainsi que les géants américains du cloud d'infrastructure avec en tête Amazon Web Services, le leader mondial du marché. "Pour sortir du lot, nous avons choisi de cultiver notre spécificité, affirme Jules-Henri Gavetti. Le cloud d’infrastructure est quelque chose d’indigeste. Il réclame un travail permanent d’optimisation et de gestion de l’infrastructure. Le client a besoin pour cela de se faire accompagner par un infogéreur. Nous proposons de nous en occuper. Le service est compris dans l’abonnement. Nous sommes le seul acteur sur le marché à le faire".

Le patron d’Ikoula n’a pas peur d’Amazon Web Services. Au contraire, il se félicite de voir son grand concurrent américain croitre en moyenne de 40% par an. "Quand Amazon croit, nous croissons, nous aussi, estime-t-il. Les entreprises françaises n’ont pas envie de mettre tous leurs œufs dans le même sac. Elles ont besoin de garder certaines applications sensibles à proximité. Quand elles vont chez Amazon, elles viennent souvent chez nous aussi."

Europe de l'Est, cible à fort potentiel

A l’international, l’objectif d’Ikoula est d’étendre son cloud à 12 points de présence dans 5 ans, contre 5 aujourd’hui. Selon les cas, cela passera par la mise en place d’un datacenter local,  d’un simple espace loué à un hébergeur informatique local ou d’un partenariat. Les Etats-Unis figurent en tête des priorités. Au point de présence actuel à Miami, Ikoula veut en ajouter deux, un au Texas et un en Californie. L’Europe de l’Est est l’autre grande région à fort potentiel. Jules-Henri Gavetti reste discret sur le montant d’investissement qu’il compte consentir sur les 5 années à venir. Dans son projet de développement, il compte sur l’appui financier du fonds d’investissement Ardian (ex-Axa Private Equity) qui détient depuis 4 ans une part « significative » du capital de son entreprise.

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