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L'Usine Energie

Ignorés par François Hollande, les syndicats de l’énergie l'alertent sur le risque de faillite d’EDF

Ludovic Dupin ,

Publié le

Dans une lettre ouverte adressée au Président de la République, toutes les fédérations de l’énergie manifestent leur inquiétude sur la stratégie d’EDF et sur les contraintes françaises et européennes qui pèsent sur le groupe.

Ignorés par François Hollande, les syndicats de l’énergie l'alertent sur le risque de faillite d’EDF © Olivier Durand CC Flickr

Ce mercredi 13 avril, les syndicats de l’énergie cosignent une lettre ouverte (voir ci-dessous) à François Hollande sur la politique énergétique et la situation d’EDF. Les partenaires sociaux n’hésitent pas à alerter sur le fait qu’"un des fleurons industriels français d’après-guerre, EDF, se trouve au bord de la faillite". Au rang des signataires, on retrouve les fédérations CGT, CFDT, CFE-CGC et FO de l'énergie et les syndicats européens IndustriAll et EPSU.

Tous tapent du poing sur la table reprochant au chef de l’Etat de refuser de les recevoir alors que "les institutions européennes comme les élus européens ont rapidement fait la démarche de nous recevoir et de nous écouter", lit-on. +

Cette déclaration se fait à la veille d’une rencontre avec le ministre de l’Industrie, Emmanuel Macron. Il est monté au front sur le sujet d’EDF depuis plusieurs mois, en lieu et place de la ministre de l’Energie, Ségolène Royal, étrangement absente sur le sujet. Les syndicats se demandent qui "entre M. Macron et Mme Royal représente la tutelle d’EDF".

Impossible de lancer Hinkley Point

Deux sujets sont aux premiers rangs des inquiétudes des syndicats : les concessions hydrauliques et les projets d’EPR au Royaume-Uni. Sur le premier sujet, les partenaires sociaux font état de leur "extrême préoccupation suite à la mise en demeure de la Commission Européenne au sujet des concessions hydrauliques" qui doivent être ouvertes à la concurrence.

Sur le second, les syndicats jugent que "l’équation financière et l'organisation du travail plus que dégradées d’EDF ne permettent pas d’envisager sereinement la construction de deux EPR en Grande Bretagne. La priorité doit être de consacrer les moyens humains et financiers d’EDF au grand carénage (prolongation du parc historique), à la mise au point d'un EPR optimisé". Le projet britannique est chiffré à 24 milliards d’euros, financé à hauteur de 66 % par EDF. Une décision finale d’investissement est attendue début mai.

Ne pas nier la situation de l’entreprise

Globalement, les syndicats attribuent l’effondrement du système énergétique européen à "l'échec total de la politique énergétique européenne" cautionnée et appliquée par le gouvernement français.

Contacté par l’Usine Nouvelle, un porte-Parole FO explique qu’écrire une telle lettre n’est pas simple pour des salariés qui aiment leur entreprise : "Nous croyons en EDF, nous croyons dans le nucléaire comme dans d’autres énergies, mais on ne peut pas nier la réalité". Puis d’ajouter : "Trois éléments se sont combinés : la sortie d’EDF du CAC40, le droit d’alerte du CCE d’entreprise qui est une première historique et la démission du directeur financier en désaccord avec le PDG. C’est un désaveu des marchés, des salariés et de certains dirigeants sur la stratégie choisie ! "

Ludovic Dupin

Lettre Ouverte EDF

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2 commentaires

Nom profil

19/04/2016 - 05h35 -

Quand on ignore les données et qu'on n'y connait rien, on se réfugie derrière les postures, n'est ce pas?. Juste une donnée pour faire court:on a forcé EDF à acheter de l'électricité "dite renouvelable"jusqu'à 300 euros/MWh et à vendre la sienne à 42 euros/MWh. On appelle ça l'économie nouvelle. On attend toujours la compensation; après 2017 selon Hollande?
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Nom profil

15/04/2016 - 00h05 -

Fort de ses centrales nucléaires, Edf n'a pas su prendre le virage des renouvelables et comme le pays à mis tous ces œufs dans ce panier percé, l'effort de redressement va surprendre car il sera gigantesque.
Surtout si s'y ajoute la remonté du pétrole et des taux d'intérêt ?
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