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IBM met son processeur Power à l’heure de l’intelligence artificielle

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Avec le lancement du Power 9, IBM promet d’accélérer par quatre les tâches d’intelligence artificielle par rapport à ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Big Blue en fait le moteur d’innovation dans ses serveurs, gros ordinateurs et supercalculateurs. Sa technologie est retenue notamment par Google et Rackspace.

IBM met son processeur Power à l’heure de l’intelligence artificielle
Le Power 9, le dernier microprocesseur d'IBM
© IBM

IBM n’est plus présent dans la production microélectronique, une activité transférée au fondeur de semiconducteurs GlobalFoundries en 2015. Mais le groupe, dirigé par Ginni Rometty, reste une force majeure d’innovation dans le secteur. Et il le démontre avec le lancement de son nouveau microprocesseur, le Power 9.

8 milliards de transistors dans une puce de 68,5 mm de coté

Avec 8 milliards de transistors, cette puce de 68,5 mm de côté (pour la version de 24 cœurs) se présentée comme le microprocesseur le plus puissant au monde. Son cœur affiche une capacité de traitement deux fois supérieure aux meilleurs cœurs de microprocesseurs à architecture X86 disponibles chez Intel et AMD. Il a été spécialement optimisé par IBM aux tâches d’intelligence artificielle avec la promesse d’accélérer par quatre les algorithmes d’apprentissage profond (Deep Learning) par rapport aux microprocesseurs les plus performants disponibles jusqu’ici.

Le Power 9 marque un tournant dans le monde des semiconducteurs. Alors que son prédécesseur, le Power 8, est fabriqué en gravure de 22 nanomètres avec des transistors planaires sur substrat de silicium sur isolant, il est, lui, réalisé chez GlobalFoundries en gravure de 14 nanomètres avec des transistors 3D sur substrat de silicium sur isolant. Il est le premier circuit intégré électronique au monde à concilier deux technologies jusqu’ici concurrentes : la technologie FinFET de transistors 3D sur silicium massif, mise en œuvre par Intel, AMD ou encore Qualcomm, et la technologie de silicium sur isolant promue par le français Soitec. Avec le recours au silicium sur isolant, il offre les mêmes performances que s’il était réalisé en technologie FinFET de 10 nanomètres sur substrat de silicium massif traditionnel, qui constitue actuellement le procédé nec plus ultra dans l’industrie microélectronique.

Un marché captif

Le Power 9 se destine presque exclusivement à un marché captif. IBM en fait le moteur de ses nouveaux serveurs AC922 dédiés aux applications d’intelligence artificielle. Par rapport aux serveurs X86 banalisés (motorisés par des microprocesseurs d’Intel ou d’AMD), ils promettent de doubler la capacité de traitement par cœur, d’augmenter par un facteur 2,6 la capacité de mémoire vive et d’accélérer par  un facteur 9,5 les transferts de données.

IBM en fait le pivot du projet CORAL (Collaboration avec les laboratoires nationaux Oak Ridge, Argonne et Livermore du Département américain de l’énergie) de développement d’une prochaine génération de supercalculateurs dédiés au traitement de données massives et de tâches d’intelligence artificielle. La technologie a été également choisie par deux acteurs américains de l’Internet, Google et Rackspace, qui y voient un moyen de se libérer de leur dépendance vis-à-vis d’Intel.

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