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IBM fait de sa plateforme cognitive Watson le moteur de sa transformation

Ridha Loukil , , ,

Publié le

Bousculé par le digital, IBM joue son va-tout avec sa plateforme cognitive Watson. Le groupe informatique américain mise sur cette solution d’intelligence artificielle pour non seulement se transformer mais aussi entrainer d’autres activités comme le conseil, le logiciel ou le cloud.

IBM fait de sa plateforme cognitive Watson le moteur de sa transformation
Watson est une plateforme qui fonctionne sur le modèle du cerveau humain par réseaux de neurones et apprentissage statistique pour fournir les réponses les plus pertinentes à des questions posées en langage naturel.
© Atomic Taco - Flickr CC

IBM joue-t-il son avenir avec Watson ? Bousculé depuis six ans par le digital, le groupe informatique américain en fait en tout cas le moteur de sa transformation. Cette plateforme d’intelligence artificielle est au cœur de l’évènement annuel IBM Watson Summit qui a réuni, le 10 octobre 2017, au Carrousel du Louvre à Paris, quelque 1500 personnes parmi les clients et partenaires d’IBM en France.

Une dizaine de clients en France

Dans un univers banalisé dans le grand public par des géants du digital comme Amazon, Apple, Google ou Microsoft, IBM, qui s’adresse au monde des entreprises, tente de cultiver sa différence. "Pour Watson, nous ne parlons pas d’intelligence artificielle, précise Nicolas Sekkaki, PDG d’IBM France, lors de la conférence de presse organisée en marge de l’évènement. Nous préférons parler de plateforme cognitive." Cette plateforme fonctionne sur le modèle du cerveau humain par réseaux de neurones et apprentissage statistique pour fournir les réponses les plus pertinentes à des questions posées en langage naturel. Disponible aujourd’hui en sept langues (anglais, japonais, chinois, espagnol, allemand, portugais brésilien et français), elle est annoncée comme la troisième révolution de l’informatique après celle de l’informatique à cartes perforées puis celle de l’informatique à programmation.

IBM en fait un axe fort de sa proposition de transformation numérique aux entreprises et administrations. En France, le groupe dénombre une dizaine de clients, dont le Crédit Mutuel pour l’analyse des mails des conseillers financiers, Bouygues Telecom pour l’interaction avec les clients ou Orange Blank pour une application d’agent virtuel. "Mais il y a plein d’autres cas d’usage en développement dans la banque, l’assurance, la distribution ou la santé, confie le patron d’IBM France. Une cinquantaine d’hôpitaux teste la technologie. Avec Watson, on peut créer en seulement six ou douze mois et pour un investissement très modeste des cas d’usage innovants."

Vecteur de création d'emplois

Le groupe informatique, qui compte aujourd’hui environ 9 000 personnes en France, fait de cette technologie le moteur de sa propre transformation. Après avoir passé ces dernières années à réduire la voilure et à supprimer des emplois, il a créé 600 emplois dans son nouveau centre d’innovation client à Lille et 400 emplois dans IBM Interactive, sa division de conseil et intégration. "Une grande partie de ces créations de postes est due au développement de Watson, affirme Nicolas Sekkaki. Nous avons maintenant 100 consultants dédiés à l’accompagnement des clients dans la mise en œuvre de cette technologie. Il y a deux ans, c’était zéro."

L’effet est d’autant plus vertueux que Watson se combine avec d’autres moteurs de transformation digitale comme le big data, l’Internet des objets, le cloud ou encore la cyber-sécurité, et que IBM tend à croiser sa solution avec des plateformes cloud extérieures comme celle de Salesforce dans la gestion de la relation ou celle de Workday dans la gestion financière et des ressources humaines. "Watson est une chance pour IBM, martèle Nicolas Sekkaki. D’autant que nous avons une longueur d’avance en matière de reconnaissance vocale sur les plateformes concurrentes. Son développement entraine d'autres activités comme le conseil, le logiciel ou le cloud. C'est important pour nous car cela va nous aider à relever le défi de la dualité entre les nouvelles activités et les anciennes. Mais je me bats contre nos commerciaux pour qu’ils ne survendent pas Watson. Nous restons pragmatiques. Nous ne voulons pas vendre cette technologie pour ce qu’elle ne sait pas faire."

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