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IBM DANS LA TOURMENTE

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IBM DANS LA TOURMENTE



Avec un paquebot qui sombre, faisant penser au "Titanic", l'illustration de la couverture donne le ton du livre. C'est l'histoire d'un naufrage que raconte Paul Carroll. D'un naufrage dont, selon lui, le capitaine, les officiers et l'équipage portent la responsabilité. Aveuglés par des décennies d'une formidable réussite, ils ont sacrifié à l'orgueil d'entreprise, mis en place un système de gestion bureaucratique et établi avec le marché une relation à sens unique. L'auteur est très sévère avec John Opel, patron au début des années80, qui, par sa politique tarifaire, encouragea la clientèle à acheter plutôt qu'à louer les ordinateurs, ce qui eut pour conséquence d'accroître les rentrées financières dans un premier temps, mais, dans un second, de les rendre moins sûres et moins régulières. Son successeur, John Akers, identifia mieux les faiblesses de la firme, mais en sous-estima la gravité et répugna à prendre les mesures nécessaires. Paul Carroll, journaliste au "Wall Street Journal", a "couvert" IBM pendant sept ans. Il connaît le dossier. Mais, s'il multiplie les critiques acerbes, c'est moins au travers d'analyses stratégiques que de récits et d'anecdotes qui font que son ouvrage se lit "comme un roman". D'où, aussi, un certain arbitraire et des facilités. Quand on connaît le dénouement de l'histoire, il n'y a pas grand mérite à disposer habilement l'éclairage de certaines scènes. L'auteur privilégie délibérément des aspects du dossier. Il consacre de longs développements aux relations tumultueuses d'IBM et de Microsoft avant la rupture finale. Mais c'est à peine s'il donne aux autres constructeurs un rôle de figurant. Bull est cité deux fois, NEC et Olivetti ne le sont qu'une fois. Et l'avenir? Paul Carroll estime que le nouveau président, Lou Gerstner, a pris des mesures positives en bousculant le formalisme maison. Mais ce patron, venu de NJR Nabisco, et qui est passé par American Express, est d'abord un manager qui applique avec détermination des méthodes éprouvées de management. Ce n'est pas un homme de l'informatique. S'il réussit, ce sera au prix de la banalisation d'une firme qui a longtemps été un mythe.



TITRE: "Big Blues chez IBM".

AUTEUR: .

EDITEUR: Editions Addison Wesley France.

PRIX: 148F. (380 p.)

USINE NOUVELLE - N°2464 -

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