IBM cherche à se diversifier dans le plastique biodégradable

Big Blue annonce avoir mis au point avec des universitaires californiens un plastique biodégradable à base de plantes. A quelles fins industrielles ?

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La nouvelle a de quoi surprendre, ou tout au moins intriguer : IBM annonce avoir mis au point un plastique biodégradable, en partenariat avec l’Université californienne de Santford. Dans un communiqué, Big Blue évoque «une nouvelle approche dans l’utilisation des supports organiques qui pourrait conduire à des molécules biodégradables, fabriquées à partir de ressources renouvelables».
Le géant mondial de l’informatique ne précise pas la matière première utilisée pour une telle application industrielle. De toute manière, Big Blue n’a pas découvert la poudre en matière de chimie verte ? L’élaboration de produits à partir de plastique biodégradable est déjà une réalité.

Le maïs, le blé, tout comme la pomme de terre sont les végétaux les plus prisés par chimistes verts. Dans certains cas, l’on produit les bioplastiques directement à partir de plantes entières mais l’on peut également mettre à profit l’amidon extrait de ces céréales et patates, soumis à un processus de déstructuration avant d’être recomplexé. Le bioplastique, au fur et à mesure que son utilisation se généralisera, ne manquera pas de susciter des polémiques semblables à celle engendrée par la montée en puissance des biocarburants. En effet, il faut utiliser un grand volume de plante pour une quantité limitée de produit, d’où le risque d’entrer en concurrence avec l’agriculture à des fins alimentaires.

Actuellement, donc, sur le marché, l’on trouve déjà des sacs en plastique verts, ainsi que des assiettes, des verres, etc. L’on peut se demander si IBM n’aurait pas l’intention de fabriquer des PC biodégradables. L’industrie informatique est hautement polluante et génératrice et heurte la nature. Rien qu’aux Etats-Unis, en 2007, une soixantaine de millions d’ordinateurs ont été jetés, et de ces cadavres de plastiques s’est mis à surgir un cocktail toxiques mêlant au moins cent substances.

Une start-up sise dans le Tarn, Ashelva, a mis au point un PC respectueux de l’environnement dont les coques sont conçues à 100 % à partir de plastique biodégradable. Cette jeune PME a tracé jusqu’au bout son sillon dans le développement durable puisque les acquéreurs de ces PC, au bout de deux ou trois ans d’utilisation, sont invité à les céder à des associations oeuvrant dans le social.
Toujours est-il qu’IBM s’intéresse de plus en plus aux questions touchant au développement durable. Le 11 février, Big Blue avait annoncé la mise au point d’une cellule solaire censée «produire davantage d’électricité à un coût plus bas».

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