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Hyperloop, la course à l’échalote atteint la Chine

Olivier Cognasse

Publié le

Analyse La société HTT a annoncé avoir signé un contrat en Chine pour la construction d’une ligne de 10 kilomètres. Mais les Chinois ont déjà annoncé un train roulant à 1 500 km/h en test dès 2021.

Hyperloop, la course à l’échalote atteint la Chine
HTT, qui va développer un centre d'essais à Toulouse, met un pied en Chine.
© Hyperloop Transportation Technologies

Alors que la Chine s’est engagée dans une réduction de ses dépenses d’infrastructures pour réduire son endettement, deux projets ont été annoncés au cours de ces dernières semaines. Le dernier d’entre eux provient de la société américaine Hyperloop Transportation Technologies (HTT) qui "annonce la signature d’un accord commercial en République Populaire de Chine. L'accord a été signé à la fois par HyperloopTT et le groupe chinois Tongren Transportation & Tourism Investment. Cet accord représente le premier lancement de projet Hyperloop en Chine. Pour HyperloopTT, cet accord constitue le douzième projet de développement mené et le troisième pour une ligne commerciale après ceux signés cette année avec Abu Dhabi et l’Ukraine."

En effet, HTT construit une ligne commerciale de 10 km à Abu Dhabi et espère ouvrir le premier segment en 2020. Il a aussi séduit les élus d’Occitanie pour pouvoir installer à Toulouse-Francazal (Haute-Garonne) son centre de recherche et de développement, ainsi qu’une piste d'essai. Dirk Ahlborn, le PDG de HTT, voit déjà Hyperloop jouer un rôle essentiel sur la Route de la soie.

 

Pas d’information sur le tracé et la date de mise en service

Problème, ce nouveau projet parait très flou. On ne connait rien du tracé de cette future ligne, ni de sa date de commercialisation. Et que dire réellement de lignes commerciales de 10 kilomètres, alors que ce mode de transport composé de capsules pressurisées circulant dans un tube sous vide est sensé avancer à une vitesse de 1 000 à 1 200 km/h. Certes, personne n’a encore roulé à 400 km/h, mais à quoi peut servir une ligne aussi courte... Il existe aujourd’hui des moyens de transport confortables, rapide et sûrs pour ce type de besoins.


Chine versus Etats-Unis

En tout cas, cette annonce intervient quelques semaines après la parution du journal chinois Science and Technology Daily, le 20 juin dernier, qui indiquait que l’université de Jiatong du sud-ouest, à Chengdu (Sichuan) était en train de développer une plateforme d’essais ferroviaires qui permettra aux trains de rouler à 1 500 km/h.

Il y était également indiqué que les tests commenceraient en avril 2021, une date très précise contrairement au projet Hyperloop initié il y a plusieurs années par Elon Musk, le milliardaire à la tête de Tesla. Dans cet article, un professeur de l’université de Shanghai Tongji, Sun Zhang, traduit bien la volonté chinoise de battre son rival américain dans la course à la vitesse. "M. Musk a minimisé l’importance du train à grande vitesse chinois en présentant un concept de ligne ultra rapide pouvant atteindre une vitesse de 1 200 km/h…. La Chine a maintenant répondu à cet appel en annonçant une ligne capable d’atteindre les 1 500 km/h." Ou comment transporter la guerre commerciale Chine-Etats-Unis sur le terrain ferroviaire…

 

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