HydrauliqueSMI complète son offreEn achetant HPI, la Société mécanique d'Irigny va pouvoir offrir des directions assistées complètement intégrées et s'ouvrir à de nouvelles activités.

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SMI complète son offre

En achetant HPI, la Société mécanique d'Irigny va pouvoir offrir des directions assistées complètement intégrées et s'ouvrir à de nouvelles activités.



Qu'est-ce qui a pu pousser la Société mécanique d'Irigny (SMI), fabricant de systèmes complets de direction (boîtiers, biellettes...) à acheter un fournisseur de matériels hydrauliques comme HPI? Le marché, tout simplement. Dans les organes de direction, l'évolution de l'activité profite surtout aux organes équipés d'une assistance hydraulique. "La hausse de notre chiffre d'affaires, de plus de 20% en un an, est due à la vente de directions assistées aux dépens de directions manuelles", précise Pierre Roset, P-DG de SMI. Cette firme de 800 personnes (filiale du japonais Koyo Seiko), qui va réaliser, cette année, un chiffre d'affaires de près de 1 milliard de francs, devait se renforcer obligatoirement dans le secteur du matériel hydraulique. Une nécessité pour SMI face aux demandes pressantes des constructeurs d'automobiles de ne plus fournir à terme que des équipements complets, prêts à monter sur chaînes.

Problème de succession

L'achat d'Hydroperfect International (HPI), leader français des électropompes à engrenages, est apparu comme une bonne opportunité. D'autant plus que cette PMI familiale de 200 personnes (pour 215 millions de francs de ventes prévus en 1994) était confrontée à un problème de succession et à un très fort développement de ses activités, notamment à l'exportation. Toujours dirigée par son fondateur depuis sa création en 1966, HPI s'est forgé une renommée mondiale dans les électropompes, des équipements que l'on retrouve aussi bien sur un avion de chasse que sur un tracteur agricole ou une machine-outil. Aujourd'hui, ses micro- centrales hydrauliques (ensemble autonome complet délivrant une puissance de 0,1 kW à 1,5 kW), développées dans les années 70, sont en passe d'envahir le marché des dispositifs d'assistance de directions aux dépens des pompes "attelées" au moteur thermique. La raison essentielle est liée aux économies d'énergie engendrées: l'électropompe ne fonctionne pas en continu. Résultat: un gain en énergie supérieur à 50%. Des constructeurs d'automobiles l'ont adoptée sur certains de leurs véhicules. Ainsi de Renault pour sa Super 5, sa Clio et sa R 19, Peugeot pour sa 106 et VW pour sa Golf Ecomatic. "En moins de quatre ans, nos ventes dans le secteur automobile ont atteint 50% de notre chiffre d'affaires, précise Roger Laumont, P-DG de HPI. Et, dans les années qui viennent, la demande mondiale devrait représenter plusieurs millions de véhicules à équiper." Cette PMI n'avait donc plus la taille suffisante pour s'attaquer seule à ce marché. En choisissant un fabricant de directions comme SMI et indirectement le japonais Koyo Seiko (deuxième constructeur mondial d'organes de direction), HPI dispose dorénavant de moyens suffisants pour continuer à développer d'autres applications pour l'automobile. En s'appuyant sur les savoir-faire de SMI et de Koyo Seiko, Roger Laumont compte introduire sa technologie des électropompes dans bien d'autres organes automobiles tels les commandes d'embrayages et de boîtes automatiques, les systèmes de suspension et de correction d'assiette.



USINE NOUVELLE - N°2469 -

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