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L'Usine de l'Energie

Huit réacteurs nucléaires pourraient fermer d'ici 2028

Sybille Aoudjhane ,

Publié le

Vu sur le web La Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), qui sera rendue publique par le gouvernement fin octobre, prévoirait la fermeture de huit réacteurs nucléaires d'ici 2028, annonce le média spécialisé dans l'énergie Montel. 

Huit réacteurs nucléaires pourraient fermer d'ici 2028
Les deux unités de la centrale de Fessenheim (Haut-Rhin) seront les premières à être fermées.
© D.R.

Selon le média spécialisé dans l’énergie Montel, "le gouvernement s’oriente vers une fermeture de huit réacteurs, en plus des deux unités de la centrale de Fessenheim (1,8 GW), dans le cadre de sa Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE)". L’article publié ce mercredi 26 septembre cite plusieurs sources proches du dossier. "La fermeture de huit réacteurs est la position prônée par Bercy et soit elle a déjà été arbitrée, soit elle est en cours d’arbitrage", indique l’une d’entre elles.

Les huit réacteurs devraient fermer au cours des dix prochaines années, ajoute le média, s'appuyant sur trois autres sources, sans donner plus de détails. Une décision qu’Anne Bringault, coordinatrice pour la transition énergétique de l'association Cler et du Réseau Action Climat, juge "irréaliste" auprès de Montel: "Ce que nous souhaitons, c’est d’avoir des actions qui se passent dans ce quinquennat. S’il n’y a que la fermeture de Fessenheim d’ici 2022, c’est le point le plus grave […] Moins l’on ferme de réacteurs moins l’on crée des possibilités de choisir à la fin."

A part les deux réacteurs de Fessenheim (Haut-Rhin), les réacteurs des centrales les plus anciennes, susceptibles d'êtres les premiers à être fermés, sont ceux du Bugey (Ain), de Dampierre (Loiret) et de Gravelines (Nord).

Montel précise qu'au regard de la loi française, "seuls EDF et l’Autorité de sûreté du nucléaire (ASN) peuvent décider de la fermeture de réacteurs nommément". 

La version provisoire de la PPE sera dévoilée fin octobre par le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy. Elle couvrira les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Elle doit notamment fixer la manière dont sera appliqué l’objectif de ramener à 50 % la part du nucléaire dans le mix électrique français, fixée par la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015.

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3 commentaires

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28/09/2018 - 08h56 -

Je ris ......jaune lorsque je lis que fermer des centrales nucléaires, pour certains ce serait saboter notre économie ? Alors que nous achetons le minerai , que les centrales sont un risque permanent pour tout ce qui concerne le territoire et au delà, et qu'en plus nous produisons des déchets contaminants et indestructibles dont le poids économique et les risques continueront de peser pendant des milliers d'années sur des centaines de générations futures ? Surtout qu'aujourd'hui nous pouvons produire avec les renouvelables et qu'avec le stockage de masse et une véritable volonté politique nous pourrions être totalement autonome ! Alors qui sabote l'économie avec les milliards que nous jetons en pure perte pour tenter de sauver cette industrie moribonde ?
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01/10/2018 - 18h00 -

Oui, provoquer des blackout avec des politiques aberrantes, c'est saboter notre économie. Nos achats de minerai d'uranium nous coûtent 100 à 300 millions d'euros par an. A l'inverse, nos importations de gaz et de pétrole nous coûtent plusieurs dizaines de milliards d'euros chaque année. Et l'industrie ENR européenne se garde bien de parler de son solde import/export... Le risque nucléaire en France est minime et bien contrôlé (et si vous n'êtes pas d'accord, vous irez en discuter avec l'ASN). Et non, alimenter en électricité et de manière fiable notre pays n'est techniquement pas possible avec des ENR. Si ça l'était, ça aurait déjà été fait en Allemagne. Quant au manque de volonté politique, ça n'est qu'une excuse pour vous défausser de l'échec de vos idées, alors que l'humanité a déjà dépensé de l'ordre du millier de milliards d'euros en subventions, sans le moindre résultat probant sur nos émissions de CO2.
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27/09/2018 - 16h46 -

Encore un effet d'annonce. Une petite remarque: Comme la Cour des Comptes a décidé qu'EDF avait droit à une compensation, où est-ce que l'Etat va trouver les fonds pour fermer 8 centrales????
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27/09/2018 - 14h18 -

Donc il s'agit d'ici dix ans de fermer 7GW de capacités de production pilotables. Sachant qu'avec Fessenheim et les tranches charbon, on aura déjà supprimé toutes nos marges et nos réserves. Et qu'en si peu de temps, on n'aura le temps de remplacer ces capacités que par du gaz, qu'il faudra importer à grand frais, en supposant qu'il n'y ait pas de problème d'approvisionnement. Le gouvernement est-il en train, par pure incompétence et idéologie antinucléaire, d'organiser le sabotage de notre économie ?
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