Huit chiffres pour expliquer l’inéluctable fermeture de raffineries en France

La rationalisation des outils de raffinage en Europe et en France est inéluctable. Cette activité fait face à des surcapacités importantes et des marges au plus bas.

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Huit chiffres pour expliquer l’inéluctable fermeture de raffineries en France

Dans le journal Ouest-France, le PDG de Total s’est livré à un bel exercice de pédagogie pour anticiper des annonces à venir en matière de raffinage et de pétrochimie. Dans un contexte difficile où le cinquième pétrolier mondial perd de l’argent en France, il lance : "il y a encore des adaptations à faire sur les sites de Total en France. Nous devons continuer notre politique d’anticipation et de reconversion industrielle, même si cela suppose de vrais changements". Total prévient le gouvernement et les Français de ce qui va se passer afin de ne pas revivre le drame de la fermeture de la raffinerie de Dunkerque annoncée en mars 2010.

Total n’est pas le seul à souffrir de ses activités aval sur le Vieux Continent. Début 2014, l’Union française des industries pétrolières alertait sur le fait que le raffinage européen est pris dans une tenaille de compétitivité entre les Etats-Unis, dopés au gaz de schiste, et les raffineries géantes et modernes du Proche-Orient. Dans ce contexte, les sites industriels hexagonaux souffrent comme le montrent ces chiffres :

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  • 500 millions d’euros : c’est l’argent perdu par Total dans le raffinage en France par Total en 2013.

  • 8 euros par tonne : c’est la marge du raffinage en juin 2014, un plus bas depuis 3 ans. Le seuil de rentabilité se situe entre 21 et 25 euros la tonne.

  • 15 % : c’est la surcapacité de raffinage en Europe.

  • 75,3 millions de tonnes : c’est la demande de produit pétrolier en 2012 en France contre 87,9 millions en 2000 et plus de 111 millions en 1973.

  • 8 : c’est le nombre de raffineries en activité en France en 2014, elles étaient 12 en 2009.

  • 5 : c’est le nombre de raffineries possédées par Total en France.

  • 12 : c’est le nombre de raffineries qui sont menacées de fermeture en Europe sur les 85 actuellement en activité.

  • 1 milliard d’euros : c’est la somme dépensée par Total pour moderniser la raffinerie de Normandie. Modernisation qui passe entre autres par une baisse de la capacité totale.

Ludovic Dupin

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