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L'Usine Agro

Huile de palme et déforestation, les Oreo du groupe Mondelez épinglés par Greenpeace

Simon Chodorge , , , ,

Publié le

Attaquer les fournisseurs d'huile de palme via les marques célèbres du secteur agroalimentaire. C'est la stratégie récurrente de Greenpeace pour dénoncer les liens entre l'huile de palme et la déforestation. Le 13 novembre, l'ONG de protection de l'environnement a épinglé Mondelez International, le groupe américain qui possède notamment Belin, Oreo et Prince. Ce dernier se justifie.

Huile de palme et déforestation, les Oreo du groupe Mondelez épinglés par Greenpeace
Greenpeace accuse le groupe agroalimentaire Mondelez de se fournir, pour ses biscuits Oreo, auprès de négociants en huile de palme peu respectueux de l'environnement.
© KellBailey - Flickr - C.C.

Manger un biscuit Oreo tue-t-il des orangs-outans ? Le mardi 13 novembre, Greenpeace est revenu à la charge contre un géant de l’agroalimentaire, la multinationale américaine Mondelez International. Dans un rapport de 48 pages, l’ONG de protection de l’environnement se penche sur les fournisseurs de l’entreprise et leur lien avec la déforestation. Elle accuse ainsi Mondelez d’aggraver la destruction de l’habitat des orangs-outans en Indonésie et de contribuer au réchauffement climatique.

Selon Greenpeace, entre 2015 et 2017, les fournisseurs de Mondelez auraient été responsables de la destruction de près de 25 000 hectares de forêts abritant des orangs-outans. Parmi ces entreprises se trouve Wilmar, le premier négociant mondial d’huile de palme. Basé à Singapour, ce dernier a déjà été accusé par Greenpeace de dissimuler ses liens avec la déforestation.

Biscuitier de grande envergure, Mondelez chapeaute de nombreuses marques alimentaires : Belin, Belvita, Côte d’Or, Milka, Oreo, Prince, Toblerone… Au même titre que Wilmar, Mondelez est membre de la Roundtable on Sustainable Palm Oil (RSPO), un organisme de certification privé à l'origine d'un label sur l'huile de palme "durable".

Mondelez assure avoir revu la liste de ses fournisseurs

Dans le cadre de son “Palm Oil Action Plan”, Mondelez souhaite se fournir à 100% en huile de palme certifiée RSPO et “entièrement traçable” d’ici 2020. “Fin 2017, 96% de l’huile de palme que nous utilisions était traçable jusqu’à l’huilerie et 99% était achetée à des fournisseurs répondant à nos pratiques”, précise le groupe dans un communiqué transmis à L’Usine Nouvelle. “Nous prenons toutes les mesures nécessaires pour nous assurer que l’huile de palme que nous achetons est produite sur des terres légalement tenues, qu’elle ne favorise pas la déforestation ou la disparition des tourbières”, ajoute l’entreprise.

Des éléments jugés non suffisants par Greenpeace qui note dans son rapport : “Presque 95% de l’huile de palme [que Mondelez] achète est couvert par des certificats ‘book-and-claim’, de loin les modèles de certification les plus faibles offerts par le principal acteur industriel de l’huile de palme, le RSPO.” Greenpeace ajoute que les plantations et les producteurs qui fournissent en majorité Mondelez ne seraient ainsi “réglementés par aucune initiative durable”.

Même s’il ne mentionne pas Greenpeace dans son communiqué, Mondelez assure avoir revu la liste de ses fournisseurs, sans doute à la lumière du rapport publié par l’ONG : “Nous encourageons nos fournisseurs à davantage cartographier et surveiller leurs plantations d’huile de palme afin d’en améliorer la traçabilité. Nous avons mis fin à 12 contrats auprès de fournisseurs qui n’ont pas respecté nos normes.”

La RSPO, un label loin de faire consensus

Sur le fond, le rapport de Greenpeace risque d’accentuer les critiques sur le label de la RSPO qui ne faisait déjà pas consensus dans l’industrie et parmi les ONG de protection de l’environnement. Tandis que le WWF défend publiquement ses certifications, Greenpeace dénonce régulièrement ses insuffisances. En juin, Nestlé avait été écarté des membres du RSPO. L’entreprise suisse avait alors évoqué des divergences d’objectif avec l’organisme, avant de retourner parmi ses membres en juillet.

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