Huawei va réduire sa production d'un tiers suite à la chute des ventes de ses smartphones à l'international

Invité par la chaîne de télévision chinoise CGTN le 17 juin, le PDG de Huawei Ren Zhengfei a annoncé que sa société allait réduire sa production d'environ 30 milliards de dollars (26,7 milliards d'euros) en 2019 et 2020.

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Huawei va réduire sa production d'un tiers suite à la chute des ventes de ses smartphones à l'international
Le PDG de Huawei Ren Zhengfei sur CGTN le 17 juin.

Huawei va réduire sa production d’environ 30 milliards de dollars (26,7 milliards d’euros) en 2019 et 2020, a annoncé son PDG Ren Zhengfei lundi 17 juin sur les plateaux de la chaine de télévision chinoise CGTN. Une conséquence des nombreuses sanctions commerciales que le constructeur a subi partout dans le monde, à la suite des accusations d’espionnage américaines.

Cette baisse annoncée représenterait environ un tiers de la production totale du constructeur, dont les ventes ont atteint 721,2 milliards de yuans (95,3 milliards d'euros) en 2018. Autre coup dur, Ren Zhengfei a également déclaré que les ventes de smartphones à l’international ont chuté cette année de 40%.

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Retour prévu en 2021

Jouant la carte de l’apaisement, M. Ren a tenu à rappeler que les États-Unis sont "un pays avancé", et qu’il ne faut "pas détester un pays pour une courte période de sa longue histoire". "Le monde ne joue pas selon les règles de la jungle. Il existe des contraintes juridiques, religieuses et morales dans la société. Huawei est prêt à coopérer avec le monde entier", a-t-il ajouté.

Il a cependant promis que d’ici à 2021, Huawei retrouverait "sa vitalité afin de servir l’humanité". Deuxième fabricant mondial de smartphones, Huawei est soupçonné par les États-Unis d’être utilisé par la Chine à des fins d’espionnage.

Outre-Atlantique, la société a été placée le 16 mai sur une liste noire, qui lui interdit d'acheter des produits comportant au moins 25% de composants issus d'une technologie ou de matériaux américains. Ces sanctions l’empêchent désormais de travailler avec Alphabet, la maison mère de Google, qui lui fournissait jusqu’à présent le système d’exploitation Android.

L’intégralité de la discussion (en anglais) diffusée par CGTN est disponible ici.

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