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Huawei, Tsinghua Unigroup et ZTE, les trois champions de la course de la Chine dans les puces

Ridha Loukil , , , ,

Publié le

Huawei, Tsinghua Unigroup et ZTE émergent comme les trois champions de la Chine dans les puces électroniques. Ils jouent un rôle moteur dans la course du pays à l’autosuffisance dans les circuits intégrés électroniques.

Huawei, Tsinghua Unigroup et ZTE, les trois champions de la course de la Chine dans les puces
Kirin, la puce développée par HiSilicon pour les smartphones de Huawei
© Huawei

Dans sa course à l’autosuffisance dans les circuits intégrés électroniques, la Chine peut s’appuyer sur ses trois champions dans les puces : Huawei à travers sa filiale HiSilicon Technologies, Tsinghua Unigroup à travers ses sociétés Spreadtrum Communications, RDA Microelectronics et Unigroup Guoxin, et ZTE à travers son bras armé Sanechips. A eux trois, ils devraient générer un chiffre d’affaires de 8,6 milliards de dollars dans les circuits intégrés en 2017 selon le cabinet d’études de marché TrendForce, soit près de 30% du revenu de 30 milliards de dollars de l’ensemble des acteurs chinois dans ce domaine.

HiSilicon mène la course en tête

HiSilicon Technologies se détache allègrement avec un chiffre d’affaires attendu de 5,8 milliards de dollars en 2017, en bond de 28% par rapport à 2016, ce qui devait lui assurer pour la deuxième année consécutive une place dans le Top 20 mondial des fournisseurs de semi-conducteurs. Il reste le seul acteur chinois à y figurer. Son développement découle du succès de Huawei dans les équipements de réseau, les serveurs, les mobiles ou encore les PC. HiSilicon Technologies satisfait une partie des besoins de sa maison mère en développant notamment les puces Kirin équipant certains de ses smartphones vedettes comme les derniers P10 et Mate 10. Il réalise également des composants pour le marché libre comme les circuits de connectivité sans fil pour les réseaux d’Internet des objets au standard NB-IoT.

Grandes ambitions de Tsinghua Unigroup

Tsinghua Unigroup, qui s'est formé par acquisitions, tend à patiner avec un chiffre d’affaires prévu en 2017 de 1,7 milliard de dollars, en baisse de 12% par rapport à 2016. Mais sa nouvelle filiale Yangtze River Storage Technology devrait le faire littéralement décoller en 2018. Avec cette société dédiée au développement et à la production de mémoires Dram et flash 3D, il ambitionne de se hisser à la troisième marche du podium mondial des semi-conducteurs, une place qui devrait revenir en 2017 au coréen SK Hynix derrière son compatriote Samsung Electronics et l’américain Intel, selon les prévisions du cabinet IC Insights.

Accélération stratégique de ZTE

L’équipementier télécoms ZTE n’avait pas mis jusqu’ici en place une démarche aussi agressive d’intégration verticale dans les puces électroniques que son compatriote Huawei. Mais la suspension en 2016 des livraisons de circuits intégrés des Etats-Unis pour cause de non-respect de l’embargo américain contre l’Iran l’a amené à revoir sa stratégie et donner un coup d’accélérateur à son développement dans les puces. C’est ainsi qu’il devrait terminer 2017 avec un chiffre d’affaires de 1,1 milliard de dollars dans les circuits intégrés, en bond de 33%.

Alors que HiSilicon Technologies et Sanechips restent des sociétés « fabless » (sans usine), reposant pour la fabrication de leurs circuits exclusivement sur des fondeurs de semi-conducteurs comme le taiwanais TSMC ou le chinois SMIC, Tsinghua Unigroup s’achemine vers un modèle mixte : intégré avec des usines dans les mémoires, et « fabless » dans les circuits pour mobiles, télécoms et cartes à puce.

SMIC, seul fondeur chinois majeur

Dans les services de fonderie de semi-conducteurs, indispensables pour la fabrication des circuits des sociétés fabless, la Chine compte un seul acteur majeur générant plus de 1 milliard de dollars de chiffre d’affaires : SMIC.  Selon TrendForce, il devrait clôturer 2017 avec un revenu de 3 milliards de dollars, ce qui le placerait cinquième mondial dans cette activité derrière le taiwanais TSMC (32 milliards de dollars), l’américain GlobalFoundries (5,4 milliards de dollars), le taiwanais UMC (4,9 milliards de dollars) et le coréen Samsung Electronics (4,4 milliards de dollars).

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