Huawei critiqué par des parlementaires britanniques

Huawei Technologies n'aurait jamais dû être autorisé à prendre pied dans les infrastructures de communication britanniques sans que l'Etat n'en ait été informé, estiment des parlementaires britanniques.

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Huawei critiqué par des parlementaires britanniques

Le groupe chinois, deuxième équipementier mondial des télécoms, a conclu un accord, remontant en 2005, pour fournir du matériel à BT Group, le première opérateur britannique. Il fournit également 02, filiale de Telefonica, EE, propriété de France Télécom et de Deutsche Telekom, et TalkTalk.

BT avait informé des responsables gouvernementaux de la participation de Huawei au contrat deux ans avant qu'il ne soit conclu mais les ministères n'ont pas été informés avant 2006, ce qui a "choqué" les parlementaires.

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"Une décision aussi sensible, aux retombées susceptibles d'être néfastes, aurait dû être du ressort ministériel", écrivent les parlementaires dans un rapport publié vendredi.

"D'avoir négligé de consulter les ministres semble être le signe d'une complaisance effarante compte tenu de la gravité de l'affaire", poursuit le rapport, jugeant cette négligence "inacceptable".

La commission parlementaire auteur du rapport souligne que le manque de clarté des procédures, de la responsabilité et des prérogatives relatives à l'attribution de contrats fait que des questions de sécurité nationale risquent d'être purement et simplement ignorées.

Ce n'est pas la première fois que la firme chinoise est associée à des questions de sécurité. Les Etats-Unis et l'Australie se sont ainsi ému des liens présumés de l'équipementier chinois avec Pékin.

Avec Reuters

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