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HP va à nouveau réduire ses effectifs

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Le constructeur poursuit sa cure d'amaigrissement. Il prévoit de supprimer 9.000 postes supplémentaires dans son activité de services aux entreprises au cours des trois prochaines années. Un nouveau plan de départ, portant sur 3.678 postes d'ici 2011, vient aussi d'être annoncé en Europe. Mais les filiales hexagonales se sentent pour l'instant "protégées".

HP va à nouveau réduire ses effectifs

Les plans de licenciements et de départs volontaires s'enchaînent à un rythme soutenu chez HP (304.000 collaborateurs au 31 octobre 2009). Après s'être séparé de quelques 24.600 salariés dans le monde - dont 9.330 en Europe -, le constructeur vient d'annoncer son intention de supprimer 9.000 postes supplémentaires d'ici trois ans dans sa branche de services aux entreprises, qui regroupe notamment l'ex-EDS (racheté en 2008 pour 13,9 milliards de dollars). Motif : la « modernisation » et la « consolidation » des centres d'hébergement de HP, dans laquelle le groupe compte investir un milliard de dollars, devrait permettre d'automatiser un certain nombre d'opérations et de gagner en « productivité ».

En Europe , la direction de HP vient de préciser - lors d'un comité d'entreprise organisé le 27 mai - qu'elle prévoit de supprimer 3.678 emplois d'ici 2011 (sur environ 75.000), principalement dans l'activité de services informatiques. Les salariés des filiales britanniques, espagnoles et allemandes sont, semble-t-il, particulièrement menacés.

La France épargnée ?

Leurs homologues français se sentent quant à eux « relativement protégés pour l'instant », nous confie Jean-Paul Vouiller, élu CFTC au comité d'entreprise européen et secrétaire du comité de groupe HP en France. La raison ? « Compte tenu d'un accord spécial qui a été signé le 30 juillet 2009, il est impossible pour HP d'organiser de nouveaux PSE [plans de sauvegarde de l'emploi] en France d'ici 2012 », affirme l'élu syndical. En effet, il est prévu que les trois « grandes » filiales françaises – HPF (1.800 salariés), HPCCF (2.200 collaborateurs) et HP ESF (ex-EDS, 1.000 salariés) ne pourront « notifier de nouveaux licenciements [...] avant le 31 décembre 2011, hors ceux mentionnés dans le présent accord ou qui seraient la conséquence d’une acquisition », rappelle-t-il.

N'empêche, le responsable syndical s'interroge sur la pertinence de la stratégie de HP, qui prévoit, alors qu'il licencie, de recruter 6.000 salariés dans de nouvelles activités. Il voit dans cette nouvelle hécatombe la conséquence des multiples rachats réalisés par le groupe dernièrement, et non le fruit d'une automatisation accrue. Rappelons que HP s'est récemment emparé de 3Com et de Palm . « Il est probable que de nouveaux départs suivront dans ces sociétés », regrette Jean-Paul Vouiller, qui souligne toutefois qu'elles employaient très peu de salariés dans l'hexagone (pas plus d'une cinquantaine à elles d'eux).

Christophe Dutheil

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