HP, Transavia, Arcelor-Mittal, Emmanuel Macron : la revue de presse de l'industrie

Sylvain Arnulf

Publié le

Dans l'actualité ce 7 octobre, l'analyse de la scission de HP, le rendez-vous programmé entre la direction et les syndicats d'Air France et l'avenir du plus grand site sidérurgique européen.

HP : une scission avant des acquisitions ?

 

L'annonce de la scission de HP en deux sociétés est très commentée ce 7 octobre, notamment par le quotidien économique Les Echos.

Ce n'est probablement que le prélude à une vague de mouvements dans le secteur, prédisent les analystes. Pour le Financial Times, la restructuration de HP pourrait permettre de relancer l'hypothèse EMC, avec qui l'entreprise avait eu des discussions ces derniers mois. Pour Kate Kanaghan, directrice de recherche à Tech Market View, la nouvelle structure de HP a été conçue pour être complémentaire de celle d'EMC. "Avec l'activité PC toujours présente, les propriétaires d'EMC n'auraient pas accepté de s'associer à Hewlett-Packard", juge-t-elle dans le Financial Times. "Maintenant, on a quelque chose de très différent et les discussions pourraient reprendre sur ces nouvelles bases pour rapprocher les deux sociétés". A moins que la finalité ne soit une vente de la nouvelle entité HP Inc, qui regroupe les PC et imprimantes.

 

Lire notre analyse "En se divisant en deux, HP met IBM dans son viseur"

 

Un Transavia bis pour sortir de la crise ?

Ce 7 octobre, dès 14 heures, Air France a convoqué les syndicats, quelques jours après un long conflit social qui a paralysé la compagnie. L'avenir de Transavia d'Air France sera évoqué, et des négociations pourraient reprendre. Mais la compagnie veut aller vite, et ouvrir de nouvelles lignes dès avril 2015, alors que les accords signés avec les syndicats limitent le nombre d'avions à 14. Alors comment faire ?

Selon France Info, Air France étudie un plan B. "Si finalement aucun compromis n'est signé, Air France pourrait brandir un plan bis : dénoncer l'accord de 2007, celui qui encadre le développement de Transavia. Mais cela prendra du temps, près d'un an et demi. Alors d'ici là, la compagnie envisagerait de lancer une low cost parallèle. Air France pourrait s'appuyer sur une autre société, Transavia Company, qui a discrètement été créée cet été. 'Y viendraient ceux qui le souhaitent, pilotes d'Air France, volontaires ou pilotes extérieurs', explique une source proche du dossier".

Arcelor Mittal pourrait racheter le plus gros sidérurgiste européen

 

 

Selon Les Echos, le complexe sidérurgique Ilva de Tarente, plus important site européen, pourrait tomber entre les mains d'Arcelor-Mittal. L'Indien Jindal est également sur les rangs. Pour sauver les 12 000 emplois, le gouvernement italien s'active. "En vue de 'stimuler' l'offre d'ArcelorMittal, allié au groupe italien Marcegaglia, leader européen de la transformation de l'acier, le ministère du Développement économique est prêt à envisager la création d'une « bad company » destinée à purger Ilva de ses actifs douteux et de son passif hérité du passé". La même méthode avait été utilisée pour rendre Alitalia plus désirable aux yeux de potentiels acheteurs. Le site fait l'objet d'une mise sous séquestre partielle pour ses atteintes répétées à l'environnement : les coûts de sa remise aux normes pourraient se révéler prohibitifs.

Emmanuel Macron vu par le New York Times

 

 

"Emmanuel Macron, le visage du nouveau socialisme".  C'est ainsi que le New-York Time qualifie le ministre français de l'Economie dans le portrait qu'il lui consacre. Un ministre "qu' on pourrait facilement confondre avec l'un de ses employés", décrit le journal américain."Il y a dix ans, M. Macron ne se serait pas senti à sa place dans ces allées de pouvoir, qui étaient plutôt arpentées par des hommes d'Etat âgés soucieux de renforcer le modèle d'assistance sociale français. Mais comme l'un des plus jeunes hommes à occuper ce poste, il est rapidement devenu  le visage du nouveau socialisme français, un technocrate pro-business résolu à moderniser le modèle social de son pays".

Emmanuel Macron ne renie pas une influence américaine, lui qui a travaillé quelques mois à New-York lorsqu'il était banquier et a passé ses vacances d'été dans la Silicon Valley. "Je ne pense pas que détruire le modèle français pour devenir, d'un coup, le Royaume—Uni ou les Etats-Unis soit la solution", déclare-t-il. "Vous avez de nombreux débats sur les inégalités, et dans notre société, tant d'inégalités ne seraient pas tolérables".

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