HP-Compaq : une fusion à l'arraché

Pour Carly Fiorina, le plus dur reste à faire...

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" Sur la base de résultats préliminaires, nous pensons avoir assez de votes pour pouvoir approuver la fusion ", a déclaré la p-dg de Hewlett-Packard à l'issue de l'assemblée générale extraordinaire des actionnaires organisée hier à Cupertino, en Californie. Le principal opposant à la fusion, Walter Hewlett, refuse de son côté de s'avouer vaincu.

Selon la chaîne financière CNBC, l'écart serait en effet de moins de 1%, et le décompte officiel des bulletins prendra sans doute plusieurs jours, voire plusieurs semaines. Les dirigeants de HP jugent toutefois " la marge étroite mais suffisante. "

Mais pour Carly Fiorina, le plus dur reste néanmoins à accomplir.

Après 6 mois de polémiques intenses avec les familles Hewlett et Packard, la p-dg d'HP va devoir remobiliser une maison largement ébranlée par les divisions internes. Selon les études des uns et des autres, entre 1/3 et 2/3 des salariés d'Hewlett-Packard ne soutiennent pas le processus. Et beaucoup s'inquiètent des 15 000 suppressions de postes annoncées à l'issue de la fusion. En France, les représentants du personnel s'attendent à la perte de 800 à 900 postes au sein de la nouvelle entité.

Dans le même temps, les dirigeants d'HP vont devoir gérer la suppression de gammes de produits redondantes, à l'exception du stockage et des serveurs haut de gamme. Le tout sans perdre de parts de marché au profit d'IBM et de Dell.

Des objectifs difficiles à atteindre avec une entreprise ébranlée par autant de polémiques internes...

Emmanuel Grasland

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