Honeywell garde l'aéronautique, défiant Third Point

(Reuters) - Honeywell International a dévoilé mardi une refonte de sa structure passant par un recentrage sur l'aéronautique et l'espace, ce qui est exactement à l'opposé de ce que réclamait le fonds activiste Third Point Capital depuis avril.

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Honeywell garde l'aéronautique, défiant Third Point
Honeywell International a dévoilé mardi une refonte de sa structure passant par un recentrage sur l'aéronautique et l'espace, ce qui est exactement à l'opposé de ce que réclamait le fonds activiste Third Point Capital depuis avril. /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse

Le conglomérat industriel diversifié, qui a annoncé avant l'ouverture de Wall Street les conclusions d'un réexamen de ses activités, opèrera d'ici la fin de 2018 la scission de ses pôles transports et systèmes de protection et de sécurité, logés dans deux entités cotées distinctes.

Honeywell précise que ces deux segments représentent un chiffre d'affaires annualisé de 7,5 milliards de dollars (6,4 milliards d'euros).

Le groupe industriel a également relevé de cinq cents le bas de son objectif de bénéfice annuel 2017 à 7,05-7,10 dollars par action, hors revalorisation éventuelle des retraites au prix du marché. Le consensus Thomson Reuters I/B/E/S donne un BPA de 7,09 dollars.

Honeywell anticipe également un BPA de 1,75 dollar au troisième trimestre, supérieur de deux cents au consensus.

L'action gagnait 1% environ dans des échanges d'avant-Bourse peu fournis à Wall Street.

Le directeur général Darius Adamczyk, à l'exemple des autres dirigeants de conglomérats industriels, est pressé par certains actionnaires de rationaliser un portefeuille d'activités disparate qui varie dans son cas des turbocompresseurs aux alarmes antivol en passant par les bottes Xtratuf, très prisées par l'industrie de la pêche d'Alaska.

En conservant son pôle aéronautique et espace, Honeywell oppose une fin de non recevoir aux exigences de Third Point qui réclamait la scission d'activités représentant 36% environ du chiffre d'affaires total de 2016.

Le scission des turbocompresseurs est symptomatique d'une tendance de l'industrie, automobile en particulier, à s'éloigner des technologies adaptées aux moteurs à explosion, jugés trop polluants, alors que les technologies électriques ont au contraire le vent en poupe.

La nouvelle entité regroupant les systèmes de protection et de sécurité regrouperait également les produits de chauffage et de climatisation.

Honeywell a précisé que ces diverses opérations ne nécessitaient pas l'autorisation des actionnaires.

(Ankit Ajmera à Bangalore et Alwyn Scott à New York,; Catherine Mallebay-Vacqueur et Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Véronique Tison)

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