Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Honda lâche Takata, soupçonné d'avoir manipulé des données sur ses airbags

Astrid Gouzik , ,

Publié le

L'équipementier est soupçonné d'avoir maquillé des données concernant les airbags défectueux qui équipaient des véhicules Honda. Takata a été condamné à une amende de 70 millions de dollars.

 


Crédits : Flickr - stratman² (2 many pix!) - c.c. 

Le nombre de véhicules rappelés ne cesse de grimper depuis la découverte de cette affaire. Les airbags de Takata qui équipent notamment des véhicules de son compatriote Honda, présentent un risque de déclenchement trop violent susceptible de propulser des éclats de métal dans l'habitacle. Ce défaut aurait  provoqué 8 décès dans le monde.

Le constructeur automobile japonais a donc été contraint de rappeler 24,5 millions de véhicules, rappelle Europe 1 sur son site internet. En décembre dernier, le PDG de Honda affirmait son soutien à Takata et se disait même prêt à le soutenir financièrement. Il ne voulait pas laisser tomber l'équipementier qui subit de lourdes pertes du fait de ces rappels et réparations massives. "Si personne d'autre n'aide, nous devrons faire quelque chose", avait alors assuré Takanobu Ito. "Si Takata ne peut plus fournir d'airbags, tous les constructeurs, pas seulement Honda, se retrouveront en difficulté".

Mais depuis la musique a changé. Takata a été condamné aux Etats-Unis à une pénalité de 70 millions d'euros dont il doit s'acquitter tout de suite En cas de non-respect de ses engagements, il paierait ensuite le reste, soit 130 millions. Il est soupçonné d'avoir maquillé des données concernant ses propulseurs d'airbags défectueux.

Les airbags Takata exclus

De quoi décevoir et inquiéter Honda - qui est le premier client et actionnaire de Takata - au point d'exclure les airbags de Takata. Dans un communiqué le constructeur explique que plus aucun modèle Honda ne serait équipé de propulseurs d'airbags Takata.

"Au cours des quelques derniers mois, Honda a examiné des millions de pages de documents internes produites par Takata par rapport au litige concernant les gonfleurs d'airbags. A l'issue de cet examen, nous avons pris conscience de preuves qui suggèrent que Takata a déformé et manipulé les données de test pour certains gaz pour airbags. Honda attend de ses fournisseurs qu'ils agissent toujours avec intégrité et nous sommes profondément troublés par ce comportement apparent de la part de l'un de nos fournisseurs", explique le constructeur dans son communiqué diffusé le 3 novembre.

Honda explique que l'origine du problème est l'utilisation de nitrate d'ammonium en tant que gaz propulseur des airbags. Il se dégrade après une longue exposition à l'humidité et une chaleur élevée. "Tous les gonfleurs d'airbags Takata dans lequel un défaut a été déterminé sont actuellement en rappel", affirme le japonais. 

Au cours de l'année passé, Honda assure avoir fait en sorte de se fournir chez d'autres équipementiers pour ces pièces. "Dans un avenir proche, nous serons en mesure de remplacer les gonfleurs rappelés en utilisant uniquement ceux d'autres fournisseurs".

Astrid Gouzik

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle