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Hollande veut que "les Chinois achètent davantage de produits français"

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En visite officielle au Japon, le président français François Hollande a évoqué le 8 juin le conflit commercial entre l'Europe et la Chine. Il a demandé le règlement "dans la discussion" de la querelle entre les deux zones, défendant tout de même les intérêts français.

Hollande veut que les Chinois achètent davantage de produits français © Présidence de la République

Le conflit commercial entre la Chine et l'Europe continue de susciter la polémique. La semaine dernière, Pékin avait notamment répliqué à la décision de la Commission européenne de taxer les panneaux solaires importés de Chine en ouvrant une enquête sur les importations de vin de l'UE.

En déplacement au Japon, François Hollande a pris position sur ce dossier. "Nous devons travailler avec la Chine et c'est ce que l'Europe fait, nous devons le faire en cohésion, c'est-à-dire avec la volonté de développer nos économies mais aussi de poser des règles, des principes, d'ouvrir aussi de nouveaux domaines de coopération", a commenté le président de la République devant un parterre d'hommes d'affaires à Tokyo.

"Nous avons des problèmes commerciaux avec la Chine que nous devons régler dans la discussion, sans qu'un pays s'octroie un avantage par rapport à un autre", a-t-il ajouté.

"Ce que je veux, c'est que les Chinois achètent davantage de produits français", a-t-il poursuivi. "A nous d'être plus compétitifs et à nous de convaincre les Chinois qu'il peut y avoir réciprocité."

Le chef de l'Etat a précisé que la question serait forcément au menu du prochain Conseil européen.

"Nous devons avoir une position commune, c'est la Commission européenne qui nous représente pour la politique commerciale, nous débattrons aussi avec elle", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à l'Institut français de Tokyo, jugeant important que "tous les pays européens défendent les mêmes thèses".

Durant sa visite dans la capitale nippone, le président français a ménagé les susceptibilités des Japonais à l'égard de la Chine voisine.

"Ne me demandez pas de choisir" entre les deux pays, a-t-il déclaré, affirmant la volonté de la France "de travailler avec l'Asie et de ne pas opposer tel ou tel pays".

"Je suis ici heureux d'être au Japon, fier d'être au Japon, fier de ce que nous pouvons faire ensemble", a-t-il ajouté devant les chefs d'entreprise.

(avec Reuters)

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