Economie

Hollande réclame du temps pour négocier l'avenir d'Alstom, l'AMF saisie

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Publié le , mis à jour le 29/04/2014 À 11H50

Vidéo Après avoir reçu les dirigeants de General Electric et de Siemens à l'Elysée lundi, François Hollande souhaite disposer du temps nécessaire, c'est-à-dire au-delà de la date butoir fixée à mercredi, pour examiner toutes les offres de rachat d'Alstom. Le groupe français aurait toutefois décidé de maintenir son conseil d'administration ce mardi.

Hollande réclame du temps pour négocier l'avenir d'Alstom, l'AMF saisie © Présidence de la République

François Hollande se saisit du dossier Alstom. Après avoir reçu les dirigeants de General Electric et de Siemens lundi 28 avril, le chef de l'Etat a indiqué dans la soirée n'avoir qu'un "seul critère" pour guider son choix, ce qui "sera le plus favorable à la création d'activité et à l'emploi" en France. Il s'exprimait à la Maison de la Chimie devant le corps préfectoral.

L'offre de Siemens confirmée ce mardi

D'après l'AFP qui cite une source proche du dossier, l'Etat estime qu'Alstom doit disposer du temps nécessaire, c'est-à-dire au-delà de ce mercredi 30 avril, pour examiner toutes les offres. Elle a précisé que Siemens, qui n'a encore rien formellement déposé sur la table, devrait "confirmer" mardi son offre de rachat, qu'il a présentée "dans les grandes lignes" la veille à l'Elysée.

Côté Alstom, rien ne bouge. Même si l'Etat estime que l'industriel français doit prendre le temps d'examiner toutes les offres, le groupe devrait maintenir son conseil d'administration ce mardi 29 avril, a indiqué une autre source à l'AFP. "Un conseil d'administration est  toujours prévu avant mercredi matin", a précisé cette source, alors qu'Alstom avait indiqué dimanche se donner jusqu'à cette échéance pour poursuivre et approfondir "sa réflexion stratégique" et informer le marché.

L'AMF entre en jeu

Mais le gouvernement maintient la pression. Ce 29 avril, l'Etat va saisir l'Autorité des marchés financiers (AMF) pour s'assurer de la transparence du processus de mise en vente de la branche énergie du groupe Alstom.

A la sortie d'une rencontre avec les fédérations syndicales de la métallurgie et de l'énergie, Arnaud Montebourg s'en est expliqué. "J'ai donné instruction au commissaire du gouvernement, qui représente le gouvernement devant l'Autorité des marchés des marchés financiers, pour que celle-ci donne instruction au conseil d'administration d'Alstom d'assurer l'égalité de traitement stricte entre l'offre de Siemens et de General Electric, de manière à ce que le débat puisse s'engager de façon loyale et constructive sur la possibilité ou non d'une reprise, à quelles conditions et par qui", a-t-il déclaré. "Il n'y a pas que des intérêts financiers dans ce dossier, il y a aussi des intérêts industriels, sociaux et humains. Le gouvernement a bien l'intention de défendre les intérêts de notre pays".

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