Hollande inaugure l’usine de nickel du nord de la Nouvelle-Calédonie

Après le G20 à Brisbane, en Australie, le chef de l’Etat effectue une visite de 36 heures en Nouvelle-Calédonie. Il doit rencontrer les communautés qui peinent à s’entendre sur une stratégie minière efficace, un secteur pourtant stratégique pour l’économie de l’île alors que la Chine, privée du minerai indonésien, s’intéresse fortement au nickel calédonien.

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Hollande inaugure l’usine de nickel du nord de la Nouvelle-Calédonie

Le président de la République inaugurera l’usine de ferronickel de Koniambo, située à Voh, dans la province du Nord, qui est en réalité opérationnelle depuis avril 2013. Détenue à 51% par la SMSP (Société minière du Sud Pacifique) et à 49% par le suisse Glencore, géant du négoce de matières premières, qui est également son premier client, cette unité est récemment montée en puissance suite à l’ouverture d’une seconde ligne de production fin 2013. La société annonce pour mi-2015 un fonctionnement à sa pleine capacité nominale, soit 60 000 tonnes de ferronickel par an, mais plusieurs observateurs estiment plutôt cette échéance à 2017, au vu des retards accumulés jusqu’ici.

Deux autres unités de traitement du minerai de nickel sont actives en Nouvelle-Calédonie. L’usine Doniambo de la Société Le Nickel (SLN), filiale d’Eramet (dans lequel l’Etat détient 26% par le biais de BPIFrance) qui accroît ses capacités à travers un programme d’investissement lancé en 2003. Elle vient notamment de retenir la proposition d’Eiffage pour la construction de sa future centrale électrique. Quant à l’usine du Grand sud, propriété à 85 % du brésilien Vale à travers Vale New Caledonia (VNC), elle peine à tenir son niveau de production depuis la fuite d’acide qui avait mené à une fermeture du site en mai. Sa production trimestrielle était en septembre en chute de 19,1%, à 3 800 tonnes.

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Le secteur minier est stratégique pour l’économie de l’île sur le chemin de l’indépendance (un référendum d’autodétermination doit s’y tenir d’ici 2018). La Nouvelle-Calédonie recèle dans son sous-sol les deuxièmes réserves mondiales de nickel (estimées par l’USGS à 18 millions de tonnes). Le Caillou exporte environ 4,5 millions de tonnes de minerai par an, entre autres vers le Japon, la Corée du Sud et l’Australie. Il produit sur son sol 53 000 tonnes de ferronickel. Et les circonstances sont on ne peut plus favorables, en cette année où le premier producteur mondial, l’Indonésie, a fermé le robinet de l’export de minerai brut. La Chine, notamment, se tourne vers de nouveaux fournisseurs.

En septembre, le groupe chinois JinPei est entré à hauteur de 49% au capital de la minière calédonienne Maï Kouaoua Mines (MKM), après signature d’un accord pour la production annuelle de 10 000 tonnes de ferronickel à compter de 2018, puis 30 000 tonnes à terme. L’unité de transformation sera située aux Vanuatu, au régime fiscal plus attrayant. "La Chine avance progressivement ses pions. Evidemment la Nouvelle-Calédonie l’intéresse et elle a mis un pied dans la porte", affirmait le mois dernier à l’AFP l’expert Edouard Léoni. Selon lui, cette avancée sera d’autant plus aisée que les élus calédoniens ne parviennent pas à s’entendre pour définir une politique minière.

"L’absence de schéma stratégique industriel est un problème, juge-t-il. Pendant ce temps, les industriels agissent, eux n'ont pas le temps d’attendre."

Myrtille Delamarche

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