Hinkley Point, Cuve de Flamanville, Le Creusot… EDF ne montre aucun signe d’inquiétude

Annoncée tendue, l’Assemblée Générale d’EDF s'est déroulée dans le calme. Les actionnaires, même s’ils s’interrogent, ne remettent pas en cause sur les grands investissements d’EDF. La direction du groupe a pour sa part écarté les inquiétudes concernant le projet Hinkley Point et les malfaçons d’équipements du parc nucléaire.

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Hinkley Point, Cuve de Flamanville, Le Creusot… EDF ne montre aucun signe d’inquiétude
Jean-Beranrd Levy PDG EDF

Ce jeudi 12 mai, EDF tenait l’Assemblée Générale de ses actionnaires. Ces derniers ont un peu chahuté le PDG Jean-Bernard Lévy et l’Etat actionnaire (86,5 % du capital), en raison des nombreuses interrogations qui planent autour de la capacité d’investissement de l’entreprise et sa sortie du CAC40 en décembre dernier. Mais globalement, ils n’ont remis en cause ni le plan stratégique 2030 (tourné vers les énergies renouvelables et l’international), ni le grand carénage (qui vise à prolonger la durée de vie des réacteurs du parc nucléaires), ni le plan d’économies.

Le projet Hinkley Point, qui vise à construire deux réacteurs EPR en Angleterre, sans être rejeté, soulève plus d’inquiétudes, notamment concernant sa rentabilité – "9,2 % sur 70 ans", à en croire le PDG. Les différentes questions posées ont été l’occasion pour le PDG de réaffirmer son attachement à cet investissement. Il appuie sur le caractère indispensable de ce projet. "En ce moment même, il existe environ 60 réacteurs nucléaires en construction dans le monde. Sans Hinkley Point, nous n'aurions plus aucune crédibilité pour accéder à ces marchés", assure-t-il.

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Hinkley point, une opportunité

Ce projet de 23 milliards d’euros sera financé à hauteur de 66 % par EDF, soit environ 15 milliards d’euros. EDF a déjà dépensé 3 milliards d’euros, le reste de la somme représentera 12 à 15 % des investissements annuels de l’électricien dans les 10 ans à venir. Une

«Hinkley Point est une opportunité pour la filière française »

charge que Jean-Bernard Lévy juge supportable par EDF grâce aux 2 milliards d’euros d’économies prévus sur les investissements et aux 10 milliards d’euros de cessions d’actifs à réaliser d’ici 2020.

Pour Xavier Ursat, directeur ingénierie et projets nucléaires, Hinkley Point arrive au bon moment : "C’est une opportunité pour la filière française qui aura besoin d’un nouveau projet juste après la fin de la construction de l’EPR de Flamanville et lui permettra de bien se positionner en vue du renouvellement du parc français". Ce projet "permet d’assurer le maintien de l’activité et l’emploi de la filière". Pour l’heure, il va être soumis au comité central d’entreprise avant que la décision finale d’investissement, déjà repoussée de plusieurs mois, soit prise par le conseil d’administration.

L’EPR de Flamanville démarrera en 2018

A propos de la situation de la cuve de l’EPR de Flamanville (Manche), l’électricien affiche aussi sa confiance. Le fond et le couvercle de cette pièce de 450 tonnes présentent des teneurs anormales de carbone, qui interrogent sur leur solidité. Un programme de qualification a été lancé par Areva, en collaboration avec EDF et approuvé par l’Autorité de Sûreté Nucléaire (ASN). "Les résultats seront transmis en novembre à l’ASN. Les premiers résultats sont très encourageants", assure Xavier Ursat. En conséquence, ce dernier certifie que le réacteur EPR de Flamanville sera lancé au quatrième trimestre 2018, en cohérence avec le dernier calendrier présenté par l’électricien en 2015.

Un autre sujet d’inquiétude concerne des dossiers de pièces construites à l’usine Creusot Forge (Saône-et-Loire) d’Areva depuis 40 ans et présentant des anomalies, voire des falsifications. Selon Dominique Minière, directeur du parc Nucléaire et Thermique d’Areva, sur les 400 dossiers incriminés, 60 dossiers concernent EDF. "A date, tant l'analyse d'Areva que celle de nos équipes spécialisées d'EDF ne conduisent pas à identifier un réacteur du parc en fonctionnement qui devrait être mis à l'arrêt", explique-t-il devant l’Assemblée générale.

Ludovic Dupin

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