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Hewlett Packard Enterprise récolte les premiers fruits de son plan de transformation Next

Ridha Loukil ,

Publié le

Pour la première fois en trois ans, l’équipementier informatique américain Hewlett Packard Enterprise réalise de bons résultats sur son exercice fiscal 2018. Il récolte les premiers fruits de son plan de transformation Next qui se poursuit jusqu’en 2020.

Hewlett Packard Enterprise récolte les premiers fruits de son plan de transformation Next
Antonio Neri, PDG de Hewlett Packard Enterprise, à la manoeuvre pour améliorer les performances opérationnelles de son entreprise
© HPE

Hewlett Packard Enterprise (HPE) reprend confiance. Pour la première fois en trois d’existence en tant que société séparée, l’équipementier informatique américain, qui emploie 60 000 personnes dans le monde, affiche de bons résultats supérieurs aux attentes. Il clôture son exercice fiscal en octobre 2018 avec un chiffre d’affaires en augmentation de 7% à 30,9 milliards de dollars et un bénéfice net de 2 milliards de dollars, contre 400 millions de dollars sur l’exercice précédent.

Contraction du périmètre d'activité

"À la clôture de mon premier exercice en tant que PDG, je suis incroyablement fier de notre position sur le marché et de notre culture innovante, se félicite dans le communiqué Antonio Neri, qui dirige l’entreprise depuis février 2018 en succession à Meg Whitman. En 2019, je suis persuadé que notre équipe mondiale expérimentée et notre stratégie éprouvée vont accélérer les innovations futures pour nos clients, de l’Edge jusqu'au cloud computing. »

Revigoré par ces bons résultats, Antonio Neri affiche sa confiance dans l’avenir. "Nous allons poursuivre notre croissance en 2019 même si je ne peux pas prévoir de chiffres précis à ce stade, estime-t-il lors de la séance des questions-réponses avec les médias en marge de l’évènement HPE Discover 2018 à Madrid en novembre dernier. Nous allons continuer à améliorer nos résultats opérationnels. En 2020, nous aurons doublé en trois ans le flux de trésorerie. C’est du moins notre objectif."

A sa naissance en novembre 2015 par scission de l’ancien HP, HPE se voyait comme le joyau promis à un avenir radieux. La réalité se révèle être plus compliquée que prévue. La nouvelle société entreprend à son tour deux scissions en série en se séparant des logiciels au profit de Micro Focus et des services fusionnés avec CSC pour former l’actuel DXC Technology. Ces opérations de contraction de périmètre font fondre le chiffre d’affaires de 42,3% et entretiennent une instabilité peu favorable aux affaires. Et ce en dépit d’une série d’acquisitions ciblées comme SGI dans les supercalculateurs, Nimble dans le stockage de données sur mémoires flash, Niara dans la cybersécurité, ou tout récemment BlueData dans le big data et l’intelligence artificielle. Avec une marge d’exploitation de seulement 6%, HPE fait moins bien que Dell Technologies (8,6%), IBM (18%), Cisco Systems (31%) ou même HP Inc (7,2%), l’autre société née de la scission de HP en charge des PC et imprimantes.

Plan d'économie de 1,5 milliard de dollars en 3 ans

Antonio Neri impute les bons résultats 2018 au plan de transformation Next. "Nous avons avancé dans l’exécution de ce plan, analyse-t-il. Et cela commence à porter ses fruits comme le montre l’amélioration des performances opérationnelles cette année. Mais il reste encore beaucoup à faire pour le mener à terme." Ce plan a été lancé, il y a un an et demi, par Meg Whitman avec l’objectif de réaliser 1,5 milliard de dollars d’économies en trois ans. Avec à la clé, la réduction d'environ 10% de l’effectif dans le monde. Sur cet objectif, 250 millions de dollars ont été économisés en 2018.

"Ce n’est pas juste une question d’économies, modère le PDG. Avec l’initiative Next, nous voulons simplifier nos processus internes, unifier notre système d’information, optimiser notre chaine logistique, diminuer le nombre de références de composants et produits ou encore réduire les niveaux hiérarchiques de décision. Entre le patron de notre filiale en Espagne et moi, il n’y a plus désormais qu’un échelon de décision. Il y en avait quatre avant. Nous voulons avant tout devenir plus agiles et plus efficaces."

Sur l’exercice fiscal 2019, le plan Next vise à réduire le nombre de sites de production à 7, contre 17 aujourd’hui, et le nombre d'implantation à 76 pays, contre 150 aujourd’hui. La refonte du système d’information est également à l’ordre du jour avec l’objectif de faire passer le nombre de process internes de 1 000 à 100, d’applications de 950 à 350 et de migrer les 10 actuels ERP vers un seul système de SAP.

Sortie des commodités

La priorité d’Antonio Neri va à l’amélioration de l’efficacité opérationnelle. "Nous voulons sortir des commodités et arrêter de nous battre sur les volumes et les prix, avertit-il. Nous cherchons à nous concentrer sur les produits de valeur et sur l’innovation. C’est cela que les clients nous demandent." Le groupe entrevoit une croissance organique modeste dans les années à venir mais promet une augmentation du bénéfice d’exploitation de 7 à 9% par an.

Le PDG entend poursuivre les acquisitions ciblées dans une optique de recherche de talents ou de renforcement du portefeuille des produits et services. Mais pas question d’opération de consolidation à l’instar de celle entre Dell et EMC qui a créé en septembre 2016 un géant de l’équipement numérique présent de bout en bout, depuis les terminaux jusqu’aux matériels d’infrastructure.

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