Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

Heureux comme un informaticien au travail

Christophe Bys ,

Publié le

Le cabinet Robert Half vient de publier un rapport intitulé Le bonheur au travail tout le monde y gagne. Les salariés français y apparaissent plutôt heureux de leur travail, notamment ceux travaillant dans le secteur informatique. Pour être heureux, les salariés veulent de l'équité de traitement, être fier de leur travail et de leur entreprise et.. avoir des collègues sympas !

Heureux comme un informaticien au travail
Tiens, un salarié heureux... possible qu'il travaille au service informatique
© Pixabay

C'est au tour de l'entreprise de travail temporaire spécialisé Robert Half de livrer une étude sur le bonheur au travail, qui corrobore certains résultats, tout en complétant la vision que l'on a du lien entre le travail et le bonheur. Pour cela, il a réalisé une enquête auprès des salairés pour mieux connaître leurs situations (1). On y découvre que ce sont les salariés travaillant dans le secteur informatique qui déclarent atteindre le niveau de bonheur le plus important. A l'autre extrémité du spectre ce sont les juristes qui le sont le moins, alors que ces mêmes salariés considèrent qu'ils ont le travail le plus intéressant de toutes les catégories interrogées. 

C'est que le bonheur est une chose humaine donc compliquée et que si avoir un travail intéressant fait partie des critères, cela ne suffit pas. "Le travail peut être difficile et exigent, mais si les salariés ont les moyens de progresser, de développer leurs compétences et de bénéficier des formations dont ils ont besoin alors ils ont tendance à se montrer plus heureux et plus performants dans leur travail" explique Nic Marks, CEO et fondateur de Happiness Works qui a été interrogé pour l'étude. 

Informaticiens choyés... et reconnaissants

Ce qui éclaire la situation des informaticiens qui sont, on le sait, particulièrement recherchés par les entreprises à l'heure de la transformaiton numérique. Résultat : les services RH ont mis en place des process pour les attirer mais aussi pour les retenir une fois recrutés, notamment en étant attentifs aux outils informatiques et au développement des compétences. En outre, la situation tendue du marché du travail offre à ces derniers la possibilité de partir s'ils sont mécontents des conditions qui leurs sont offertes.

Tous types de salariés confondus, l'étude pointe les facteurs qui font le bonheur au travail made in France. En tête arrive le fait d'"être tratité équitablement et avec respect" (cité par 50,5%)  , suivi par le sentiment d'accomplissement (49,2 %) la fierté de son entreprise (48,6%) et l'intérêt du poste (46,1%).  Les salariés veulent donc de l'équité, se réaliser et être fier de leur entreprise !

L'agent, un sujet ambigü

L'étude vérifie ce que l'on savait déjà : l'argent ne fait pas le bonheur au travail, puisque le niveau de satisfaction ne croît pas mécaniquement avec le niveau hiérarchique atteint et le salaire décroché. Les auteurs de l'étude notent que "le niveau d'études et la formation sont également des axes essentiels". Surtout, près d'un tiers des personnes interrogées seraient prêtes à accepter un salaire inférieur à leurs prétentions en échange du poste idéal. De là à croire que le salaire est une question indifférente aux salariés, il y a un pas qu'il ne vaut mieux pas franchir trop vite. Seulement 38 % des salariés français estiment être justement payés. En Australie ou aux Etats-Unis, ce pourcentage atteint 55 %. 

Si les Français apparaissent finalement plutôt heureux au travail, donnant une note de 63,8 sur 100 à leur situation, c'est aussi parce que le travail est un lieu de socialisation et que, globalement, ils apprécient leurs collègues. 81 % se disent à l'aise avec eux. Deux tiers des salariés français déclarent avoir des amis au travail ce qui fait des Français ceux "qui se montrent les plus satisfaits de leur relation au travail". 

Les réunions rendent heureux

Plus étonnant, alors que la réunionnite est souvent définie comme un des ingrédients du mal travailler à la française : "les salariés qui participent régulièrement à des réunions de travail semblent plus heureux, plus intéressés par leur travail et moins stressés". Autrement dit, une bonne communication participe à un bon climat sur le lieu de travail.

A la lecture de ces résultats, il apparaît que le sentiment de bonheur au travail dépend d'une multitude de facteurs, certains dépendant de l'entreprise et d'autres moins. Les salariés ayant répondu à l'enquête sont donc conséquents quand ils sont 57 % à considèrer que "la satisfaction relève "de la responsabilité de tous, aussi bien du salarié que l'entrerise". 

 

Pour obtenir l'intégralité de l'étude, cliquez ICI

 

(1 ) Enquête réalisée par un institut de sondage indépdant pour Robert Half auprès de 2000 salariés français au 3e trimestre de 2016. L'enquête a été aussi réalisée en Australie, en Belgique, au Canada, en Allemagne, aux Payx-Bas, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. 

Réagir à cet article

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle