Heures sup : réactions mitigées face à la réforme

Exonération des cotisations sociales et surcroît de rémunération : la détaxation des heures supplémentaires entre en vigueur aujourd'hui. Enthousiasme limité des chefs d'entreprises et des économistes...

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Heures sup : réactions mitigées face à la réforme
Travailler plus pour gagner plus... C'est du moins le but affiché de la réforme des heures sup, entrée en vigueur aujourd'hui. L?idée : alléger le coût du travail et augmenter le pouvoir d'achat pour relancer l'activité et la croissance.

Concrètement, pour les salariés, les heures supplémentaires seront désormais nettes d'impôt sur le revenu, exonérées de cotisations sociales et rémunérées 25 % de plus (contre 10 % jusque-là). Quant aux employeurs, ils bénéficieront d'une réduction de charges de 1, 50 euro par heure supplémentaire si leur entreprise compte moins de 20 collaborateurs, de 0,50 euro dans le cas contraire.

Promesse répétée de Nicolas Sarkozy durant sa campagne, le gouvernement défend bec et ongles la qualité de cette mesure. A l'image de Christine Lagarde, ministre de l'Economie, affirmant hier sur France 2 que pour « la première fois depuis très longtemps, l'Etat français investit dans le travail ».

Cette réforme suscite pourtant des réactions bien mitigées chez les chefs d'entreprise et les économistes. Trois problèmes majeurs ressortent. Compensées par une majoration des heures sup, les déductions forfaitaires de charges patronales apparaissent finalement peu incitatives pour les employeurs. Pas de quoi bouleverser la compétitivité des entreprises selon les experts.

Du côté des salariés, il y a plus à gagner mais encore faut il qu'il y ait plus à travailler. Pour l'instant, l'activité en berne dans bien des secteurs ne semble pas justifier d'allongement de la durée de travail.... Pour l'Etat enfin, la mesure représente un coût : avec ce nouveau coup de pouce, les allègements de cotisations patronales pèsent désormais une trentaine de milliards d'euros dans le budget de l'Etat.

Claire Bader

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