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Heuliez : une proposition décevante du « Bill Gates turc »

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Déception parmi les 600 salariés de cet équipementier aux abois et au ministère de l’Industrie : il faut maintenant compléter l’offre de l’homme d’affaires turc par celle d’autres intéressés.

Heuliez : une proposition décevante du « Bill Gates turc »
Il y a quelques semaines, l'Usine Nouvelle avait consacré un dossier à ce "scandale français"
© Stéphane Mahé/Reuters

Le drame que vit depuis de trop longs mois l’équipementier Heuliez ne semble pas près de se terminer. Dernier épisode en date, le 31 mars : celui qui devait être le sauveur de l’entreprise sise à Cerizay, dans les Deux-Sèvres, l’homme d’affaires turc Alphan Manas, se contente d’acquérir 15 % du capital, soit un investissement de dix millions d’euros. A la tête du fond d’investissements Brightwell, Alphan Manas évolue aussi bien dans le solaire, les bateaux de plaisance que dans l’électronique.

De quoi susciter l’amertume chez les 600 salariés inquiets pour leur avenir. De quoi, aussi, donner du fil à retordre supplémentaire à Christian Estrosi, le ministre de l’Industrie. Celui-ci a réagi en ces termes: «Nous avons besoin d’étudier d’autres dossiers qui compléteront cette offre». Le ministre a ajouté que des industriels français, américains et allemands ont fait connaître leur intérêt pour Heuliez.

La proposition faite par Alphan Manas porte à la fois sur 15 % des parts de l’équipementier de Poitou-Charentes et sur la marque de véhicule électrique détenue par Heuliez, « Mia ». Son idée est de faire assembler la Mia dans l’usine de Cerizay et de dessiner les nouveaux modèles en Turquie. En fait, l’investisseur turc s’est allié à deux partenaires établis dans son pays : le fabricant de batteries Inci Akü et l’équipementier B Pas.


EN JUILLET, UN FAUX SAUVEUR

Le sort paraît s’acharner contre Heuliez, qui roule de déconvenue en déconvenue. En juillet 2009, l’entreprise avait cru trouver une bouée de sauvetage en la personne de Louis Petiet, le patron de Bernard Krief Consulting, par ailleurs élu local UMP, qui s’était finalement «dégonflé». La Région Poitou Charente a déjà mis cinq millions d’euros à disposition d’Heuliez et le Fonds stratégique d’investissements, dans le giron de l’Etat, se propose d’investir dix millions.

Dans un communiqué, Alphan Manas justifie « son maigre 15 % » : « Je laisse la place à d’autres partenaires, notamment des fonds d’investissement. Cela va aussi permettre à l’encadrement et aux salariés d’Heuliez de prendre une participation dans l'entreprise.
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1 commentaire

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31/03/2010 - 18h35 -

Et si, malheureusement avec toutes les surcapacités de l'automobile, Heuliez n'avait plus d'avenir viable?
Peut être faut il commencer à le redouter ?
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