Abonnez-vous Identifiez-vous

Identifiez-vous

Vos codes d'accès sont erronés, Veuillez les saisir à nouveau. Mot de passe oublié ?

L'Usine Auto

Heuliez dépose le bilan

, , , ,

Publié le

Le groupe BGI, qui a repris Heuliez en 2010, est à court de trésorerie, alors qu’un contrat avec Volkswagen tarde à se concrétiser.

Heuliez dépose le bilan
Heuliez
© Stéphane Mahé/Reuters

Lundi 8 avril, la direction d’Heuliez SAS a déposé le bilan au Tribunal de commerce de Niort (Deux-Sèvres) et a demandé à bénéficier d’une procédure de redressement judiciaire.

BGI (Baehlen Gaillard industrie) avait repris en juillet 2010 les activités traditionnelles de sous-traitance automobile du carrossier de Cerizay. Après des débuts prometteurs, et notamment une diversification vers la sous-traitance ferroviaire et aéronautique, Heuliez a été rattrapée par la crise du secteur automobile. Les contrats conclus avec PSA et Renault sont en fin de course et ne seront pas renouvelés, et les commandes de châssis de véhicules électriques se sont effondrées, de 38 millions d’euros attendus à 1 million réalisés en 2012.

La technologie de structure en aluminium collé pour les cabines d’hélicoptères mise au point pour Eurocopter a été vendue fin 2012 au constructeur aéronautique afin de pallier au manque de trésorerie. Eurocopter fait travailler aujourd’hui 70 salariés sur le site d’Heuliez.

Un bol d’oxygène était attendu d’une négociation entamée depuis 18 mois avec Volkswagen sur la fabrication de pièces de rechange de carrosserie, mais la signature d’un éventuel contrat ne devrait pas intervenir avant l’été.

Selon François de Gaillard, un des dirigeants de l’entreprise, "le Groupe BGI est arrivé au bout de sa capacité de soutien, rendant une nouvelle recapitalisation menée par BGI impossible à ce stade."

Les négociations qui ont eu lieu avec l’Etat pour tenter de débloquer entre 1 et 1,5 million d’euros afin d’alimenter la trésorerie de l’entreprise n’ont pu aboutir. "Nous avons travaillé tout le week-end pour trouver une solution, explique le député (PS) des Deux-Sèvres, Jean Grenier, et aujourd’hui la seule issue est le redressement judiciaire, qui donnera à l’entreprise le temps de mener à bien les négociations avec les Allemands."

La direction de l’entreprise indique par ailleurs que deux repreneurs sont sur les rangs, et estime que l’ouverture du redressement judiciaire pourrait amener d’autres candidats.

En février dernier, la région Poitou-Charentes avait décidé d’entrer au capital d’Heuliez à hauteur de 2,43 millions d’euros, mais il s’agissait de conversion de créances et non d’apport d’argent frais.

Avec 283 salariés, Heuliez SAS a réalisé un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2012 contre 43 millions en 2011.

L’activité véhicules électriques de l’ancien groupe Heuliez est assurée par une entreprise différente, Mia Electric, qui appartient au groupe allemand Kohl et n’est pas concernée par les difficultés d’Heuliez.

Jean Roquecave
 

Réagir à cet article

Testez L'Usine Nouvelle en mode abonné. Gratuit et sans engagement pendant 15 jours.

Les entreprises qui font l'actu

Créez votre compte L’Usine Connect

Fermer
L'Usine Connect

Votre entreprise dispose d’un contrat
L’Usine Connect qui vous permet d’accéder librement à tous les contenus de L’Usine Nouvelle depuis ce poste et depuis l’extérieur.

Pour activer votre abonnement vous devez créer un compte

Créer votre Compte
Suivez-nous Suivre Usine Nouvelle sur Facebook Suivre Usine Nouvelle sur Twitter RSS Usine Nouvelle