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Hermès est porté par la maroquinerie en 2018 et confiant pour 2019

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Publié le , mis à jour le 20/03/2019 À 12H41

Le groupe de luxe Hermès International a publié des résultats annuels en hausse le 20 mars. Incarnation du luxe "ultime", l'entreprise française a été portée par ses activités dans la maroquinerie. Elle observe une dynamique des ventes inchangée depuis le début de l'année 2019.

Hermès est porté par la maroquinerie en 2018 et confiant pour 2019
Le groupe de luxe Hermès a publié des résultats annuels en hausse le 20 mars. REUTERS / Thomas Peter
© Thomas Peter

Hermès International a publié mercredi 20 mars des résultats annuels en hausse, portés par les performances de la maroquinerie. Le groupe de luxe français ne voit pas de changement de tendance dans la dynamique de ses ventes depuis le début de l'année 2019.

Interrogé lors d'une conférence téléphonique avec la presse sur l'évolution des ventes depuis le début de l'année, le gérant du groupe, Axel Dumas, a déclaré ne pas voir "de rupture de tendance à ce stade". "Nous continuons d'avoir de bons volumes sur tous les métiers, avec une croissance modérée sur la soie", a-t-il dit.

Le groupe relève ses prix face à l'augmentation des coûts

Le sellier, célèbre pour ses sacs Birkin ou ses carrés de soie, a vu son résultat opérationnel courant 2018 progresser de 6% en 2018 et franchir le cap des 2,0 milliards d'euros, à 2,04 milliards, sur des ventes en croissance organique de 10,4%.

Sa rentabilité s'est pour sa part établie à 34,3%, en léger retrait par rapport au record de 34,6% touché en 2017, les hausses de prix passées en 2018 ayant été inférieures à celles des coûts de production.

Pour répondre à l'inflation de ses coûts, le groupe a relevé ses prix d'environ 3% au début de 2019, au lieu des 1% à 1,5% des années précédentes.

La maroquinerie, division phare d'Hermès, a signé une croissance organique de 9,4% en 2018, tandis que les vêtements et accessoires ont signé la meilleure performance de toutes les divisions avec une hausse de plus de 14%. À l'inverse, la soie et textile, très ralentie, a grappillé seulement 3,2%.

Une des meilleures performances du secteur

Hermès compte, avec une poignée de concurrents comme Louis Vuitton (détenu par LVMH) Gucci (propriété de Kering) ou Moncler, parmi les griffes qui signent les meilleures performances du secteur.

Le titre Hermès a fini à 590,20 euros à la Bourse de Paris mercredi 20 mars, signant une hausse de 21,7% depuis janvier.

À 41 fois ses bénéfices estimés pour 2020, ses multiples de valorisation demeurent, de loin, les plus élevés du secteur, quand ceux de LVMH ressortent à 20,65 et ceux de Richemont à 19,24.

Ce niveau s'explique, selon les analystes, par le modèle unique d'Hermès, sa résistance face à ses concurrents dans les moments difficiles et sa capacité à croître de façon plus régulière.

L'incarnation du luxe "ultime"

Perçu comme l'incarnation du luxe "ultime", Hermès combine une offre ultra luxueuse, avec des sacs iconiques vendus autour de 10 000 euros, et une vaste gamme de produits plus accessibles dans la soie ou les accessoires.

Avec la moitié de ses ventes dans la maroquinerie, à plus forte marge, le groupe dégage aussi une rentabilité qui compte parmi les plus élevées du luxe.

Le résultat net consolidé a grimpé de 15% à 1,405 milliard d'euros et le dividende proposé a été augmenté à 4,55 euros, contre 4,10 euros.

Le cash flow disponible progresse de 8% à 1,45 milliard et la trésorerie nette atteint 3,46 milliards, en augmentation de 553 millions d'euros.

Avec Reuters (Édité par Bertrand Boucey)

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