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Henri Poupart-Lafarge présente le futur Alstom au salon Innotrans

Manuel Moragues , , , ,

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Le salon ferroviaire Innotrans, qui se tient à Berlin du 23 au 26 septembre, a été l’occasion pour le patron d’Alstom Transport de présenter le futur Alstom qui sortira de l’accord avec General Electric : un champion du rail renforcé par "la fantastique acquisition" de la signalisation de l’américain.

Henri Poupart-Lafarge présente le futur Alstom au salon Innotrans
Henri Poupart-Lafarge, président d'Alstom Transport
© L'Usine Nouvelle

A Innotrans, le grand salon ferroviaire qui se tient tous les deux ans à Berlin, Alstom, c’est avant tout Alstom Transport. C’est donc sur "ses terres" qu’Henri Poupart-Lafarge, président de la branche ferroviaire du français et, a priori, prochain patron du groupe, a présenté le futur Alstom, lors d’une conférence devant la presse internationale. Délesté de ses activités dans l’énergie dont il ne gardera que des participations dans des coentreprises avec General Electric, Alstom aura pour cœur le ferroviaire.

Du point de vue du dirigeant, le rachat du pôle énergie par General Electric se traduit par "une formidable acquisition pour Alstom". A savoir celle des activités de signalisation de l’américain. Des activités qui pèsent 400 millions d’euros de chiffre d’affaires, réalisés à 60% aux Etats-Unis et essentiellement dans le fret. De quoi "nous apporter des nouvelles technologies dans le fret" mais aussi "les fruits de leurs développements récents dans le contrôle des trains", souligne Henri Poupart-Lafarge.

Consolidation dans la signalisation

Si les technologies de l’américain dans le secteur peu exigeant du fret apparaissent bien rudimentaires en comparaison des systèmes de signalisation d’Alstom pour le métro (CBTC) ou les grandes lignes (ERTMS), elles représentent une "vache à lait" bienvenue pour le français. GE viendra aussi renforcer le poids d’Alstom dans la signalisation en augmentant de 40%, selon le groupe, ses ventes dans ce segment. Un bond d’autant plus important que la signalisation est en pleine consolidation.

Après le rachat d’Invensys Rail par Siemens fin 2012 pour 2,2 milliards d’euros, Ansaldo STS, filiale de l’italien Finmeccanica, est la prochaine proie du secteur. Mais pas celle d’Alstom : si Henri Poupart-Lafarge entend "participer à cette consolidation" fort du cash apporté par GE, le français ne s’est pas porté candidat au rachat d’Ansaldo STS. La bataille se jouera entre l’espagnol CAF, Thales, le japonais Hitachi et le duo chinois CNR-Insigma, a annoncé Finmeccanica, la semaine dernière.

Alliance globale

Au-delà de la signalisation, c’est "une alliance globale dans le ferroviaire" que visent Alstom et GE. Si rien n’est fixé, selon le dirigeant, les deux partenaires envisagent de travailler sur les achats, sur des solutions de financement pour soutenir les offres d’Alstom, sur l’assemblage et la maintenance des locomotives diesel de GE dans certains pays ou encore sur l’appui commercial de GE à Alstom aux Etats-Unis.

Autant de synergies qui attendront, a minima, la finalisation de la vente du pôle énergie, qui n’interviendra pas avant le deuxième trimestre 2015 selon Henri Poupart-Lafarge.

Manuel Moragues

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