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Henkel se renforce dans le capillaire

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Le groupe allemand enchaîne les acquisitions. Après l'achat d'ARL et de Dial aux Etats-Unis, Henkel reprend Indola, spécialisé dans les produits capillaires dédiés aux salons de coiffure.

Développer la division capillaire... La stratégie d'Henkel n'est un secret pour personne. Après ses tentatives avortées d'acquisition de son compatriote Wella, finalement tombé dans le giron de Procter&Gamble, l'allemand devait trouver rapidement une solution de rechange. Il a commencé en décembre 2003 avec le rachat d'ARL (Advanced Research Laboratories), une entreprise californienne spécialisée dans les produits capillaires grand public. Un moyen de renforcer ses positions aux Etats-Unis et au Canada. Aujourd'hui, c'est sur le segment professionnel que le groupe d'outre-Rhin veut se développer.

Il vient en effet d'annoncer l'acquisition d'Indola à l'américain Alberto-Culver, l'opération restant encore soumise aux autorités de la concurrence. L'entreprise, basée en Angleterre, est connue pour ses marques Profession, Designer, Innova ou encore 4+4. Pour Uwe Specht, le vice-président en charge des cosmétiques d'Henkel, ce rachat renforce significativement la position de numéro 3 mondial du groupe allemand sur le segment des produits dédiés aux salons de coiffure. Tout en complétant son maillage géographique, notamment en Europe de l'Ouest où il réalise déjà 65 % de son activité professionnelle (400 millions d'euros de chiffre d'affaires au total), mais aussi en Afrique du Sud et en Australie.

De plus en plus difficile de trouver la perle rare

Il n'empêche. L'addition d'ARL et d'Indola, qui réalisent respectivement un chiffre d'affaires de 133 millions de dollars et de 44 millions d'euros, n'arrive pas à la cheville de Wella, la précédente cible du groupe allemand, alors numéro 2 mondial des soins capillaires. Seulement voilà, du fait de la concentration, il devient de plus en plus difficile de trouver la perle rare.

En 1995, Schwarzkopf filait chez Henkel. En 2001, Procter rentrait sur le marché tant convoité des produits de coloration avec le rachat de Clairol aux Etats-Unis... La même année, Eugène Perma, qui détient entre autres Keranove et Pétrole Hahn pour le marché grand public, était en vente. Mais c'est UBS Capital qui a finalement décroché l'affaire. Et, pour l'heure, aucun désengagement de la banque suisse n'est prévu. Pendant ce temps, le leader mondial, L'Oréal, poursuit sa politique de croissance interne, sans s'interdire le rachat de petites sociétés comme ARTec aux Etats-Unis et bien d'autres. Le champ des emplettes se réduit.

Henkel aurait-il pu se montrer plus gourmand ? Pas vraiment. Après son échec sur Wella, le groupe d'outre-Rhin a en effet poursuivi son remodelage industriel, par croissance externe, vers les produits de consommation. Il vient de finaliser la plus grosse acquisition de son histoire, en rachetant le groupe américain Dial, pour 2,9 milliards d'euros.

Une cession éventuelle de participations

L'opération permet certes à l'allemand de renforcer ses positions aux Etats-Unis sur le marché des cosmétiques et détergents, mais elle lui pose des problèmes de financement. Le directeur financier d'Henkel, Lothar Steinebach, envisage même, d'ici à la fin septem- bre, la cession éventuelle des participations dans Ecolab et Clorox, dont l'allemand détient respectivement 28,3 % et 28,9 %. En revanche, les synergies prévues avec l'intégration de Dial, de l'ordre de 25 à 30 millions d'euros, devraient lui permettre d'atteindre une marge opérationnelle de 12,7 % en 2005.

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