Hénaff veut monter en gamme pour contrer la crise

La PME familiale bretonne a vu sa rentabilité passer dans le rouge en 2012. Pour restaurer ses marges, il mise sur le premium et le bio.

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Hénaff veut monter en gamme pour contrer la crise

Les difficultés de la filière porcine française n’épargnent pas l’emblématique entreprise familiale bretonne Hénaff. Si le chiffre d’affaires de la PME basée de Pouldreuzic (Finistère) est resté stable en 2012, à 42,6 millions d’euros, le résultat net est passé dans le rouge. "Nous serons déficitaires", a reconnu sans plus de détails Loïc Hénaff, le 26 mars, le président du directoire et représentant de la quatrième génération familiale. L’évolution du cours du porc est montrée du doigt. "En deux ans, le prix du porc a augmenté de 27 %. Ce sont des hausses légitimes pour les éleveurs, mais le problème est que la distribution ne veut pas faire passer des hausses de prix", a insisté Loïc Hénaff. Autre facteur : la morosité de la consommation des ménages qui a fait chuter les ventes du célèbre pâté en boite bleue, qui pèse 39 % des ventes du groupe, avec ses 35 millions d’unités fabriqués par an.

Développer la saucisse premium

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Pour restaurer sa rentabilité, Hénaff a annoncé sa volonté de réduire ses investissements et baisser également l’activité promotionnelle. Le PME née en 1907, entend également poursuivre sa stratégie de montée en gamme pour restaurer ses marges. "2013 sera l’année des grands pas", affirme le président du directoire. Au menu : le renforcement de l’offre en saucisses premium, qui a pesé 15 % du chiffre d’affaires en 2012, contre 12 % en 2011. Lancée en 2005 et vendue aujourd’hui sur la toute la moitié Ouest du territoire, la saucisse Hénaff devrait étendre sa présence sur le reste du territoire progressivement, malgré un prix de deux à trois fois plus cher que la moyenne. "Nous avons l’ambition de devenir le leader national de la saucisse premium à long terme », a expliqué Loic Hénaff, soulignant que, comme pour les pâtés Hénaff, la saucisse est constituée de pièces nobles du cochon, y compris de jambons. "C’est pour cela qu’ils ont une texture unique et un meilleur goût", a-t-il ajouté.

L’entreprise de 214 salariés, qui revendique être le seul industriel français en agroalimentaire à avoir l’agrément USDA pour vendre aux Etats-Unis, poursuit par ailleurs le développement de son offre bio. Après ses pâtés de campagne bios, elle vient de lancer une offre de viandes cuisinées bios en conserves. Elle s’approvisionne pour cela auprès de la société Erca Bio en porcs issus de l’agriculture biologique.

Hénaff entend par ailleurs gagner en efficience dans son organisation. Elle vient de se doter d’un tout nouveau système ERP (outil de planification de la production). "L’aboutissement d’un très long travail, de près de quatre ans", a souligné Loïc Hénaff.

Adrien Cahuzac

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