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L'Usine de l'Energie

"HBS propose aujourd'hui de connecter les bâtiments entre eux"

Manuel Moragues

Publié le

Entité du groupe américain Honeywell, Honeywell Building Solutions (HBS) a vendu en 2011 pour 2,8 milliards de dollars de systèmes d'automatisation, de sécurité et de sûreté des bâtiments. Des systèmes que le président de HBS, Paul J. Orzeske, veut intégrer aux réseaux électriques intelligents. A Paris, ce 27 mars dans le cadre du "Smart Energy Summit", il a détaillé son approche à L'Usine Nouvelle.

HBS propose aujourd'hui de connecter les bâtiments entre eux © Eole - Flickr - C.C.

L'Usine Nouvelle - Le réseau intelligent, c'est l'optimisation du système électrique, du producteur au consommateur. Comment Honeywell l'aborde-t-il ?
Paul J. Orzeske - L'idée est de rendre le bâtiment acteurs des réseaux intelligents. Le système électrique a un besoin croissant de pouvoir jouer sur la demande d'électricité pour passer les pointes de consommation ou pour s'adapter à la production intermittente des éoliennes. En bout de chaine, les bâtiments, notamment tertiaires ou industriels, disposent de systèmes de contrôle des équipements consommateurs d'électricité comme ceux que nous fournissons, axés sur l'efficacité énergétique. Nous proposons aujourd'hui de connecter les bâtiments entre eux et avec le réseau pour mettre les outils de pilotage de la consommation des bâtiments au service du réseau. En baissant par exemple le chauffage ou la climatisation quand le réseau a du mal à fournir toute l'électricité demandée.

Quelle est la spécificité de votre solution de pilotage des consommations du bâtiment ?
Notre solution est essentiellement logicielle et vient se greffer sur les automatismes du bâtiment. Son atout majeur est d'offrir un pilotage automatique de la consommation d'électricité en fonction des besoins du réseau. Traditionnellement, les effacements de consommation se font pratiquement à la main, en réglant ou programmant les automates, et se prévoient la veille pour le lendemain. L'automatisation nous permet de réagir beaucoup plus vite, en quelques minutes seulement : une réactivité qui a une valeur élevée pour le réseau.

Les modèles économiques  des effacements de consommation ne sont justement pas bien établis.  Comment convaincre vos clients d'investir ?
Tout d'abord, notre solution n'ajoute qu'un faible surcoût, moins de 5%, aux systèmes classiques de contrôle des équipements. Ensuite, cela dépend : en Californie, par exemple, un système de tarification dynamique de l'électricité se généralise. Pendant les pics de consommation, les tarifs deviennent très élevés. En permettant de moins consommer pendant ces pics, notre solution est vite rentabilisée. En Chine, la motivation vient des délestages tournants : les usines doivent fermer à tour de rôle, chacune une à deux fois par mois, pour soulager un réseau qui n'arrive pas à suivre la croissance de la consommation d'électricité. Le projet de pilotage des consommations que nous avons lancé en février avec les autorités de la municipalité chinoise de Tianjin vise à éviter les délestages. Au lieu d'une usine qui doit aujourd'hui arrêter sa production, on aura cinquante usines qui baisseront simultanément leur consommation en baissant l'éclairage ou la climatisation.

Comptez-vous vendre votre solution en France ?
Bien sûr ! La France représente pour nous un énorme marché potentiel. Même si le réseau électrique est stable et performant, les pointes de consommation hivernales liées au chauffage électrique et le développement des énergies renouvelables imposeront de recourir au pilotage de la demande d'électricité. Nous commençons les discussions et nous espérons bien remporter prochainement des contrats et participer aux projets pilotes. Nous recrutons des ingénieurs cumulant des compétences en efficacité énergétique et en technologies de l'information, des profils d'ailleurs difficiles à trouver. Nous voulons renforcer notre équipe de quelque 120 ingénieurs qui, sur notre site de Gif-sur-Yvette (Essonne), adaptent nos technologies aux clients français.

Propos recueillis par Manuel Moragues

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