Hausse prudente en vue à Wall Street, hésitations en Europe

par Laetitia Volga

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Hausse prudente en vue à Wall Street, hésitations en Europe
Les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé mardi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 perd 0,33% à 11h00 GMT après un début de séance positif, à Londres, le FTSE cède 0,1% et à Francfort, le Dax gagne 0,32%. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère hausse tandis que les Bourses européennes évoluent en ordre dispersé mardi à mi-séance en l'absence de signal guidant les investisseurs sur la direction à prendre, avec les interrogations autour de la Réserve fédérale et de la pandémie en toile de fond.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,2% pour le Dow Jones et pour le Standard & Poor's 500 et de 0,3% pour le Nasdaq

À Paris, le CAC 40 perd 0,33% à 6.661,29 à 11h00 GMT après un début de séance positif et à Londres, le FTSE cède 0,1%.

À Francfort, le Dax gagne 0,32%, soutenu par la révision à la hausse de la croissance allemande au deuxième trimestre, à 1,6% contre 1,5% annoncé en première estimation.

L'EuroStoxx 50 de la zone euro avance de 0,07%, l'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,02% et le Stoxx 600 de 0,06%.

Après avoir effacé lundi une partie des pertes de la semaine passée, les marchés se cherchent une direction en l'absence de catalyseur qui pourrait à nouveau les porter à la hausse.

Les volumes d'échanges sur le Stoxx 600, limités par les congés d'été, représentent moins de 30% de leur moyenne quotidienne sur un mois.

La prudence est liée entre autres à l'évolution de la pandémie et à l'attente du symposium de Jackson Hole au cours duquel le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, pourrait donner des indications sur l'évolution de la politique monétaire de l'institution.

"Depuis la publication des minutes de la Fed la semaine dernière, le consensus pour le début du ralentissement des achats d'actifs est passé de début 2022 à décembre 2021", ont déclaré les analystes d'Unicredit.

"Une surprise 'hawkish' à Jackson Hole semble moins probable et le prochain sujet d'importance majeure est probablement le rapport sur l'emploi le 3 septembre," ont-ils ajouté.

VALEURS EN EUROPE

Au niveau sectoriel en Europe, l'indice Stoxx des transports et loisirs (+1,58%) s'octroie la plus forte progression, dopé par la validation définitive aux Etats-Unis du vaccin contre le COVID-19 de Pfizer-BioNTech.

Accor, Lufthansa, Carnival gagnent de 2,32% à 3,05%.

Marks & Spencer avance de 4,67% après que Berenberg et Credit Suisse ont relevé leur objectif de cours sur le distributeur britannique.

Novartis perd 1,37% après l'échec d'une étude de phase III sur un traitement d'un cancer du système lymphatique.

TAUX

Orientés en hausse dans les premiers échanges, les rendements des emprunts d'Etat américains ont réduit leur avance et ceux de référence en zone euro reculent légèrement.

Le rendement des Treasuries à dix ans gagne ainsi un point de base à 1,2667% contre 1,28% au plus fort de la journée. Celui du Bund allemand cède 0,6 point, à -0,484%.

CHANGES

Le dollar grappille 0,05% après avoir chuté de 0,6% la veille face à un panier de devises de référence et l'euro recule légèrement autour de 1,1733.

Le dollar néo-zélandais grimpe de 0,78% après que le gouverneur adjoint de la Banque de Réserve de Nouvelle-Zélande (RBNZ) a déclaré que ses membres avaient sérieusement envisagé une hausse des taux de 50 points de base lors de la réunion de la semaine dernière avant d'opter pour le statu quo avec le reconfinement du pays.

PÉTROLE

Le marché pétrolier monte, le feu vert définitif de la FDA au vaccin de Pfizer et BioNTech alimentant l'espoir des investisseurs d'une accélération de la vaccination aux Etats-Unis et donc de la demande de brut.

Les cours sont également soutenus par les répercussions de l'incendie d'une plate-forme pétrolière au large du Mexique dimanche qui a entraîné l'interruption d'environ un quart de la production pétrolière du pays.

Le baril de Brent gagne 1,66% à 69,89 dollars et celui de brut léger américain prend 1,57% à 66,67 dollars.

(Laetitia Volga, édité par Blandine Hénault)

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

  • Recherche le contact d'un décideur ou d'une entreprise industrielle

    PFIZER
ARTICLES LES PLUS LUS