Hausse prudente en Europe, espoirs dans la BCE

par Laetitia Volga
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Hausse prudente en Europe, espoirs dans la BCE
Les principales Bourses européennes montent prudemment jeudi. À Paris, l'indice CAC 40 prend 0,34% vers 08h57 GMT. À Francfort, le Dax grappille 0,02% et à Londres, le FTSE avance de 0,19%. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes montent prudemment jeudi avant les décisions de la Banque centrale européenne (BCE), qui pourrait annoncer un assouplissement supplémentaire de sa politique monétaire.

À Paris, l'indice CAC 40 prend 0,34% à 5.565,65 points vers 08h57 GMT. À Francfort, le Dax grappille 0,02% et à Londres, le FTSE avance de 0,19%.

L'indice EuroStoxx 50 de la zone euro est en hausse de 0,19%, le FTSEurofirst 300 de 0,04% et le Stoxx 600 de 0,02%.

La BCE doit annoncer ses décisions de politique monétaire à 12h45 GMT. Les marchés anticipent un renforcement de son soutien à l'économie face aux dommages de la pandémie avec une augmentation et une prolongation de son programme de rachats d'actifs face à l'urgence pandémique (PEPP). Les annonces seront suivies de la conférence de presse de sa présidente, Christine Lagarde, à partir de 13h30 GMT.

"Le BCE pourrait prolonger son programme d'urgence PEPP de 6 à 12 mois supplémentaires jusqu'en 2022 et éventuellement augmenter le montant de 500 milliards d'euros mais toute autre mesure pourrait entraîner des divisions au sein du conseil des gouverneurs, un certain nombre de membres s'opposant à de nouvelles mesures de relance à grande échelle", a déclaré Michael Hewson chez CMC Markets.

Ce jeudi s'ouvre à Bruxelles un sommet européen de deux jours, centré sur le déblocage du plan de relance historique de 750 milliards d'euros et du projet de budget pluriannuel au lendemain du compromis accepté par la Pologne et la Hongrie.

Les discussions sur les relations après-Brexit entre le Royaume-Uni et l'UE sont toujours dans l'impasse, ce qui impacte à nouveau la livre sterling, après la rencontre entre la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre britannique qui ont fixé à dimanche la date butoir pour conclure un accord commercial.

Aux Etats-Unis, les investisseurs seront attentifs à la réunion d'un comité d'experts indépendants qui recommandera ou pas à l'agence américaine du médicament (FDA) d'autoriser l'utilisation du candidat vaccin développé par Pfizer et BioNTech.

VALEURS

Le secteur technologique accuse la plus forte baisse dans les premiers échanges en Europe, son indice Stoxx reculant de 0,72%, après le repli de son équivalent à Wall Street.

STMicroelectronics (-1,03%) est lanterne rouge du CAC 40, Infineon cède 2,2%, plus forte baisse du Dax, et Dialog Semiconductor 0,76%.

Grandvision perd 2,32% à la suite d'une information de Bloomberg selon laquelle EssilorLuxottica (-0,5%) reconsidère son projet de rachat du groupe néerlandais d'optique à cause de l'impact de la pandémie sur ses activités et pour des raisons juridiques.

Ocado, spécialiste britannique de la distribution en ligne, recule de 3,14% en raison de ralentissement de la croissance du chiffre d'affaires au quatrième trimestre et Tui lâche 4,15% après la publication d'une perte annuelle de 3 milliards d'euros.

En hausse, L'Oréal gagne 0,50%, soutenu par un relèvement de recommandation de Deutsche Bank, confiant pour la reprise du leader mondial des cosmétiques.

À WALL STREET

Les futures sur les indices américains signalent pour l'heure une ouverture sans grand changement pour le Dow Jones et le S&P 500 et encore en repli, de 0,2%, pour le Nasdaq.

L'indice à forte composante technologique a souffert mercredi, terminant en baisse de 1,94% à 12.338,95 points, pénalisé notamment par le repli de Facebook (-1,93%) après que la Commission fédérale américaine du commerce (FTC) et un regroupement de 46 Etats américains ont porté plainte contre la société qu'ils accusent d'avoir enfreint la législation antitrust.

Le Dow Jones a cédé 0,35% et le S&P-500 a perdu 0,79%.

La Chambre des représentants a approuvé après la clôture des marchés un texte prolongeant d'une semaine les financements fédéraux afin d'éviter un "shutdown" de l'administration et d'offrir aux élus du Congrès davantage de temps pour s'accorder sur un plan global comprenant des aides face à la crise sanitaire.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,23% dans le sillage de la clôture négative de Wall Street. Le poids lourd de la cote SoftBank a bondi d'environ 11% et limité le repli du Nikkei, la société d'investissement ayant enregistré une augmentation de 11,2 milliards de dollars de la valeur de sa participation dans l'application américaine de livraison de repas DoorDash après ses débuts boursiers mercredi à Wall Street.

Les Bourses de Chine continentale ont effacé leurs gains après avoir profité du chiffre meilleur que prévu des nouveaux crédits accordés par les banques en novembre.

L'indice composite de la Bourse de Shanghai a pris 0,04% et le CSI 300 a reculé de 0,04%.

CHANGES

La livre sterling est sous pression après que le dîner organisé mercredi soir entre Ursula von der Leyen et Boris Johnson a confirmé que les positions des deux camps sur leur relation commerciale post-Brexit étaient encore trop éloignées pour parvenir à un accord.

La devise britannique abandonne 0,65% face au dollar, à 1,3309, et recule de 0,71% face à l'euro.

L'indice dollar est stable mais pourrait réagir à la publication à 13h30 GMT des chiffres de l'inflation et des inscriptions au chômage aux Etats-Unis.

L'euro grappille 0,07% à 1,2089 dollar dans l'attente des annonces de la Banque centrale européenne.

Le regain général de prudence sur les marchés favorise le yen, valeur refuge par excellence, qui gagne 0,31% face au billet vert.

TAUX

Sur le marché obligataire, le rendement des Treasuries à dix ans cède un point de base, à 0,9295%, et son équivalent allemand varie peu, évoluant à -0,609%.

PÉTROLE

Le marché du pétrole est soutenu par la perspective d'une validation en urgence du vaccin Pfizer-BioNTech aux États-Unis, ce qui pourrait doper la reprise de la demande, mais les cours restent affaiblis par l'annonce par l'EIA de la plus forte augmentation depuis avril des stocks de brut américains.

Le Brent prend 0,53% à 49,12 dollars le baril et le brut léger américain gagne 0,59% à 45,79 dollars.

(édité par Patrick Vignal)

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