Hausse de plus de 10 % des défaillances d’entreprise en 2009

La crise a été fatale pour nombre d’entreprises. Le taux de défaillance a fortement cru. Les Pme de moins de 100 personnes, l’ouest et l’est ont connu une année difficile.

Partager

TESTEZ GRATUITEMENT L'ABONNEMENT À L'USINE NOUVELLE

15 jours gratuits et sans engagement

Hausse de plus de 10 % des défaillances d’entreprise en 2009

Entre la demande qui s’essouffle, les difficultés à obtenir un crédit de son banquier et la fragilité financière des partenaires, les raisons n’ont pas manqué conduisant les entreprises les plus fragiles ou les moins bien gérées à la faillite (*). En témoigne les secteurs les plus touchés : le transport routier de marchandises qui a vu le taux de mortalité des entreprises augmenter de plus de 20 %. Moins de consommation et d’investissement, c’est moins de camions sur les routes, et donc des entreprises qui baissent le rideau et coupent les gaz.

Ces chiffres, publiés régulièrement par le cabinet Altarès permettent aussi de mesurer l’ampleur globale du phénomène. Ce sont près de 62 000 entreprises, 61 595 exactement, qui ont été défaillantes. Il faut remonter à la précédente récession de 1993 pour retrouver une telle mortalité des entreprises. Rien d’étonnant donc si le taux du nombre de défaillances a crû de 11,2 % en un an. Seule bonne nouvelle : le rythme se ralentirait à la fin de 2009, ce qui laisse espérer que 2010 pourrait être moins fatal aux entreprises.

Les Pme en première ligne

Comme on s’y attendait, les entreprises les plus fragiles sont les plus touchées. Ainsi, le nombre de défaillances a augmenté de 49 % pour les entreprises de 3 à 200 salariés et même de 62 % pour celles comptant entre 50 et 100 personnes.
Alors qu’en 2008, les défaillances étaient plutôt réparties également sur le territoire, 2009 laissera davantage de traces dans certaines régions que d’autres. La Bretagne (+20 %), la Basse-Normandie (+20 %) et l’Alsace (+30 %), ont été fortement touchées.

Christophe Bys

Lire aussi:
L’étude de l’Insee qui analyse le taux de survie des entreprises cinq ans après leur création

(*) L’étude d’Altares parle de défaillance d’entreprises. Cela comprend les jugements pour redressement judiciaire ou pour liquidation. Les entreprises qui bénéficient d’une procédure de sauvegarde ne sont pas comptabilisées.

Fabrice Frossard

%%HORSTEXTE:%%

Partager

SUJETS ASSOCIÉS
NEWSLETTER Economie Social et management
Nos journalistes sélectionnent pour vous les articles essentiels de votre secteur.

Votre demande d’inscription a bien été prise en compte.

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes... Lire la suite

Votre email est traité par notre titre de presse qui selon le titre appartient, à une des sociétés suivantes du : Groupe Moniteur Nanterre B 403 080 823, IPD Nanterre 490 727 633, Groupe Industrie Service Info (GISI) Nanterre 442 233 417. Cette société ou toutes sociétés du Groupe Infopro Digital pourront l'utiliser afin de vous proposer pour leur compte ou celui de leurs clients, des produits et/ou services utiles à vos activités professionnelles. Pour exercer vos droits, vous y opposer ou pour en savoir plus : Charte des données personnelles.

Fermer
LES ÉVÉNEMENTS L'USINE NOUVELLE

LES SERVICES DE L'USINE NOUVELLE

ARTICLES LES PLUS LUS