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Haro sur les projets TGV !

Olivier Cognasse

Publié le

Les rapports Grignon et Mariton ont été rendu public ces dernières 24 heures. Ils mettent à mal les projets pharaoniques du gouvernement sur les lignes LGV et préconisent une ouverture du marché du TER en douceur.

Haro sur les projets TGV ! © D.R.

Pour le gouvernement, le rapport Mariton n'est pas une bonne nouvelle. Lui qui voulait construire 2 000 km de voies à grande vitesse dans la prochaine décennie pour la modeste somme de 80 milliards d'euros devra peut-être revoir sa copie.

Comme nous l'indiquions dans les colonnes de l'Usine Nouvelle (n° 3236) il y a quelques semaines, les lignes à grande vitesse rentables ont déjà été réalisées pour la plupart. Quand on voit les difficultés rencontrées pour boucler le financement de la ligne Tours-Bordeaux on peut se demander qui paiera pour les futurs projets.

Le rapport du député Hervé Mariton, présenté hier à l'Assemblée nationale, estime que la France n'a pas les moyens de poursuivre dans la voie "du tout TGV". Non seulement, les finances publiques ne permettent pas de telles dépenses, mais l'exploitation de ces futures lignes mettrait à mal les finances de la SNCF déjà fragiles.

Pour le député UMP de la Drôme, la dette de l'opérateur historique pourrait tripler et celle de RFF déjà proche de 30 milliards d'euros atteindrait au minimum 35 milliards d'euros. Mieux vaut sans doute consacrer des sommes importantes à la régénération du réseau existant en piteux état…

Le contribuable à contribution

La SNCF ne se plaindra sûrement pas de telles conclusions, elle qui annonçait la fin du modèle TGV avec des péages en hausse exponentielle et le déficit des lignes les moins fréquentées.

Par contre, la direction de la SNCF n'appréciera que modérément le rapport du sénateur Francis Grignon (UMP) sur l'expérimentation de l'ouverture à la concurrence des trains régionaux (TER). Elle qui annonce à cor et à cri vouloir axer sa nouvelle stratégie sur les trafics de proximité.

Si ce rapport met en avant le succès de la régionalisation du TER (+ 40 % depuis 2002), il pointe un problème majeur. Le voyageur ne paye que 30 % du coût et le contribuable est mis à contribution. L'ouverture du marché à la concurrence pourrait faire baisser les prix et assurer davantage de transparence sur les coûts réels d'exploitation.

Cette ouverture n'interviendra pas avant une longue période d'expérimentations. 8 à 10 ans environ. Le rapport préconise que les régions deviennent propriétaires du matériel roulant et qu'elles le mettent à disposition des opérateurs.

Quant au transfert des contrats de travail entre employeurs, il sera plus difficile à régler. Les salariés des sociétés privées n'ont pas les mêmes conventions que celles des cheminots de la SNCF.

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