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L'Usine Agro

Hamon insiste sur la responsabilité de la direction de Spanghero

Astrid Gouzik

Publié le

Au lendemain de l’annonce de la suppression de 240 emplois chez Spanghero, le ministre de la Consommation a mis en cause la direction du groupe agroalimentaire Spanghero.

Hamon insiste sur la responsabilité de la direction de Spanghero © SalonIPA, Commons

Depuis plusieurs semaines, le groupe Spanghero est dans la tourmente. Spécialisé dans la transformation de viande et la fabrication de plats préparés, l’image de l’industriel a été entachée par le scandale de la viande de cheval. Il est accusé d’avoir sciemment revendu du cheval à la place du bœuf à des entreprises produisant des plats cuisinés.  Après ce scandale, et alors que le gouvernement lui avait retiré son agrément, Spanghero a perdu de nombreux clients.

Mardi 28 mai, suite à un comité d'entreprise s’est réuni , les 240 salariés de Spanghero apprenaient qu’ils seraient tous licenciés. "La responsabilité, c'est d'abord celle de la direction qui a mené ses salariés dans le gouffre depuis le début en mettant en oeuvre cette tromperie (...) qui concernait 4,5 millions de plats préparés sur une durée de plus de six mois dans une filière où il y a 500 000 emplois", a réagi Benoit Hamon, interrogé sur BFMTV ce mercredi 29 mai. "J'observe qu'on n'a pas essayé de relancer la société, de changer de nom", a-t-il ajouté.

Il a toutefois assuré que l’Etat étudiait "de quelle manière aujourd'hui aider à la constitution du tour de table financier", rejetant dans le même temps tout possibilité de nationalisation de Spanghero. Selon lui, la région Languedoc-Roussillon s'est dite "prête à mettre au pot" pour aider Spanghero.

Interrogé par l’AFP, le cabinet du ministre a indiqué que "l'Etat peut participer à un projet de reprise via les banques publiques (BPI/Oseo/CDC) pour soutenir un projet d'entreprise en appui d'un tour de table financier aux côtés d'investisseurs privés". Pour aider la formalisation du projet de reprise et de son financement, l'Etat a obtenu un report au 5 juin pour le dépôt des offres.

Pour le moment, deux plans de reprise ont été élaborés. L’un émane des salariés, et de l'autre par l'ancien propriétaire Laurent Spanghero, avec le concours d'au moins un investisseur. Mais les financements de ces projets sont encore insuffisants.

Astrid Gouzik

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