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L'Usine Maroc

Hamid Benbrahim El-Andaloussi : "Le salon du Bourget sera l'occasion d'annoncer des accords d'implantation de nouveaux acteurs au Maroc"

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Le président du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS), Hamid Benbrahim El-Andaloussi présente pour L'Usine Nouvelle les enjeux et perspectives de la filière aéronautique au Maroc à l'occasion de sa présence la semaine prochaine au salon du Bourget. Il livre son analyse sur l'échec du projet LH aviation au Maroc, mais promet des annonces sur le salon.

Hamid Benbrahim El-Andaloussi : Le salon du Bourget sera l'occasion d'annoncer des accords d'implantation de nouveaux acteurs au Maroc
Hamid Benbrahim El Andaloussi, président du GIMAS et de Midparc, délégué général Safran Maroc
© DR

Le 51ème salon aéronautique du Bourget se tient du 15 au 21 juin. Le Maroc y sera présent avec un stand du Groupement des industries marocaines aéronautiques et spatiales (GIMAS) et d'autres organismes marocains (encadré). Moulay Hafid El Alamy, ministre de l’Industrie doit notamment tenir une conférence de presse le mardi 16 juin pour faire le point sur les investissements étrangers dans l'aéronautique ou encore la déclinaison de sa politique d'écosystèmes (ou clusters) dans ce secteur.

L'Usine Nouvelle a rencontré, Hamid Benbrahim El-Andaloussi,président du Gimas et délégué général de Safran au Maroc à Paris fin mai. Il dresse un rapide état des lieux du secteur aéronautique, livre son avis tranché sur le dossier LH aviation et évoque l'extension de l'IMA, l'institut de formation de la filière. Des annonces seront aussi en vue selon le Gimas, dans un secteur qui compte 106 entreprises installées au Maroc surtout à Casablanca et employant 11 500 salariés. Pour un chiffre d'affaires à l'export quasi stable en 2014 à 650 millions d'euros.

 

L'Usine Nouvelle : Comment se présente pour le Maroc cette 51ème édition du salon du Bourget ?

Hamid Benbrahim El-Andaloussi : Nous allons y être présents pour la sixième fois. Et parce que nous sommes dans une nouvelle phase de développement de l'aéronautique, notre participation sera renforcée. Ce sera aussi l'occasion d'annoncer des accords d'implantation de nouveaux acteurs.

En quoi consiste cette nouvelle phase de développement ?

Essentiellement celle qui est tirée par le Plan d'accélération industrielle (PAI) et que nous finalisons avec le ministre de l'Industrie. Le salon du Bourget représente pour nous une plateforme idéale pour l'annoncer.

Que va apporter ce PAI pour l'aéronautique marocaine ?

Dans sa déclinaison sectorielle, il accorde une part importante aux PME et inclut des mesures phares que doit dévoiler le ministre. Le Maroc doit devenir une terre d'accueil pour ces PME.

Avez-vous un exemple ?

Les Ateliers de Haute Garonne (AHG) par exemple ont investi d'une façon importante au Maroc. Cet investissement génère d'ailleurs une croissance en France. C'est un bel exemple de colocalisation dans la mesure où un investissement au Maroc réalisé par une PME française engendre du développement et des embauches dans les deux pays. Un investissement de ce type permet d'accéder à de nouveaux marchés auxquels une PME ne peut accéder avec sa structure de coût française.

Malgré tout, quand on regarde les statistiques du commerce extérieur sur 2014 les exportations aéronautiques du Maroc ont marqué le pas en 2014, pourquoi ?

En l'espace d'une douzaine d'années, la part de l'aéronautique dans les exportations marocaines, est passé de 0,5% à près de 5 %. C’est-à-dire qu'elle a été pratiquement multipliée par 10. C'est considérable. L'an dernier, pour la première fois, les exportations industrielles globales, ont dépassé les exportations de phosphates. C'est un indicateur important de la transformation du tissu industriel dans lequel l'aéronautique joue une part très importante avec l'implantation dans les aérostructures de l'usine Bombardier ou le projet de Stelia, une filiale d'Airbus [ex-Aerolia].

La PME française LH Aviation était partie pour investir au Maroc mais le projet a été abandonné. Pour quelles raisons à votre avis ?

Je vais vous dire la vérité. J'ai été informé de ce projet par la presse. Quand une société aéronautique veut s'implanter au Maroc ou créer un partenariat, presque toujours, elle commence par contacter le Gimas. Notre rôle c'est de créer la confiance, car sans la confiance, il n y a pas de business.  

Qu'est-ce qui a manqué au projet LH Aviation pour réussir ?

Quand on monte un partenariat, il faut choisir un partenaire culturellement compatible. Il est fort possible que le terme ne soit pas tout à fait politiquement correct, mais moi, je l'utilise.

Craignez-vous des retombées négatives à la suite de cet échec ?

Chaque fois qu'il y a une rupture de la confiance, il y a un échec. C'est grave et mauvais pour tout ce que nous faisons.  Au risque de me répéter, j'agis dans un rôle de bâtisseur de confiance entre les porteurs de technologie et le Maroc. Et dieu merci, les témoignages positifs de Safran et d'autres industriels du secteur vont dans le bon sens.

Le Gimas a décidé l'extension de l'Institut des métiers de l'aéronautique (IMA) pour suivre les besoins de formation des donneurs d'ordre. Où en êtes-vous ?

Nous avons pris du retard dans le chantier d'extension de l'IMA pour des problématiques purement procédurales et administratives. Mais le chantier lui est bien lancé. Il s'agit comme prévu d'un doublement de la capacité. Dans les douze mois à venir, nous auront un bâtiment deux fois plus grand et nous auront créé de nouvelles filières en répondant aux besoins en terme de middle-management, notamment.

A quoi est-du ce retard ?

Le temps politique ne coïncide pas toujours avec le temps économique. Et il en découle de l'incompatibilité culturelle. Je vais vous donner un exemple. Je m'arrache les cheveux pour que le dossier Alcoa l'américain ne prenne pas de retard. La douane a pris des  semaines pour autoriser le matériel à rentrer. Voilà un exemple type de décalage de temps. Tout le monde ne va pas au même rythme.

Propos recueillis par Nasser Djama

                     

Le stand du Maroc se situera dans le hall 2b (F94). Outre le Gimas, la délégation du Maroc comprendra des représentants de Royal Air Maroc (RAM) et de l’Office national des aéroports (ONDA). Autres organismes représentés : la zone franche de Casablanca Midparc, l'agence de Tanger TMSA, MEDZ, l’Institut des métiers de l'aéronautique, la fédération Fenelec, le Centre régional d'investissement de Casablanca, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPTT).

 

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